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2003-05-21
Actualité médicale

Tags: Modele -  genetique -  depression -  souris - 
Modèle génétique de dépression chez la souris - Actualité médicale
Modèle génétique de dépression chez la souris

La lignée de "souris dépressives Rouen" élaborée par les chercheurs de l'Unité de neuropsychopharmacologie expérimentale (CNRS - Université de Rouen), constitue le premier modèle génétique de dépression chez la souris. Il ouvre des perspectives particulièrement intéressantes pour étudier les gènes influençant la susceptibilité à la dépression et devrait permettre de rechercher les mécanismes neurophysiologiques et neurochimiques des antidépresseurs ainsi que la sélection de nouveaux antidépresseurs.

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Les maladies dépressives représentent un éventail de pathologies causées par des facteurs multiples, parmi lesquels figure le stress chronique. Il est admis que des facteurs génétiques jouent également un rôle dans l'origine des maladies dépressives : les dépressions majeures d'un, ou plus encore, des deux parents entraînent chez leur progéniture des risques élevés de dépressions.

Pour comprendre la physiopathologie des troubles dépressifs, il est nécessaire de mettre au point des modèles expérimentaux qui reproduisent potentiellement la maladie. Les chercheurs de l'Unité de neuropsychopharmacologie expérimentale ont mis en œuvre une reproduction dirigée de souris présentant des différences de réponse importantes dans une épreuve comportementale. Cette dernière, appelée épreuve de la suspension par la queue, est couramment utilisée chez les souris pour cribler des substances potentiellement douées de propriétés antidépressives. Une deuxième épreuve, l'épreuve de la nage forcée, est également utilisée à cet effet. Face à ces épreuves, on distingue deux types de souris : des souris "résignées", qui sont essentiellement immobiles, et des souris "non résignées", qui restent actives et n'abandonnent pas la partie.

Les souris de chacun de ces types ont été reproduites entre elles. A chaque génération, les scientifiques ont sélectionné les souris résignées/déprimées pour les croiser entre elles. Vers la douzième génération, ils considèrent que 100% des individus présentent un phénotype résignés/déprimés.

Les souris résignées, dénommées « souris dépressives Rouen », présentent des comportements comparables à ceux de patients dépressifs. Elles ont, par rapport aux souris "non résignées", une consommation diminuée de solution sucrée. Ce comportement, qui reflète une perte de sensibilité au plaisir, évoque l'anhédonie, définie comme la perte de la capacité à éprouver du plaisir, qui constitue un symptôme majeur des états dépressifs. Comparées aux souris "non résignées", les souris "résignées" présentent également des taux sanguins de base de corticostérone (l'équivalent du cortisol ...

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Article écrit le 2003-05-21 par auteur
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Mots clés: Modele genetique depression souris


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