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2003-08-26
Actualité médicale

Tags: levure -  boulanger -  recherche -  substances -  anti-prions - 
La levure de boulanger utilisée pour la recherche de substances anti-prions - Actualité médicale
La levure de boulanger utilisée pour la recherche de substances anti-prions

Une étude menée par Marc Blondel, Stéphane Bach et Laurent Meijer à la Station biologique de Roscoff (CNRS – Université de Paris 6,), en collaboration avec les équipes de Christophe Cullin (Université de Bordeaux 2), Hervé Galons (Université de Paris 5) et Dominique Dormont (CEA), a permis la mise au point d'un test utilisant la levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae) pour isoler des molécules actives contre les prions. Ces résultats prometteurs sont publiés dans le numéro de septembre de la revue Nature Biotechnology.

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Les prions sont des protéines infectieuses responsables chez les mammifères de certaines maladies neuro-dégénératives de type encéphalopathies spongiformes comme la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l'homme ou encore les maladies dites " de la vache folle " chez les bovins ou " tremblante du mouton " chez les ovins. La principale caractéristique de ces maladies est qu'elles sont dues à des agents infectieux non conventionnels : à la différence des agents infectieux traditionnels (bactéries, virus par exemple), ils ne contiennent pas d'acides nucléiques. C'est ce qui a conduit Stanley Prusiner (prix Nobel 1997) à formuler l'hypothèse selon laquelle l'agent infectieux ne serait constitué que d'une seule protéine. Un certain nombre de molécules actives contre les prions des mammifères ont déjà été identifiées grâce à un système basé sur des cellules neuronales de souris chroniquement infectées par le prion de mammifère.

L'idée de la nouvelle méthode de criblage utilisant la levure est venue de deux constats :

du fait de l'infectiosité forte des prions de mammifères, toutes les expériences doivent être réalisées en laboratoire sécurisé de niveau P3. A cette lourdeur vient s'ajouter la complexité du système mammifère qui ne permet pas un criblage massif à haut-débit ;

la levure de boulanger contient plusieurs protéines se comportant comme des prions qui, à la différence des prions de mammifères, sont complètement inoffensifs, tant pour la levure que pour l'homme. Les chercheurs de Roscoff ont alors fait le pari que les mécanismes contrôlant l'apparition et/ou la maintenance des prions étaient conservés de la levure à l'homme et ont avancé l'idée que la grande facilité d'emploi, le faible coût et l'innocuité de la levure pouvaient être mis à profit pour réaliser du criblage à haut-débit.
Une méthode en deux étapes, basée sur la levure pour faire du criblage anti-prion, a ainsi été développée ...

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Article écrit le 2003-08-26 par auteur
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Mots clés: levure boulanger recherche substances anti-prions


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