Publicité
Accueil > Actualité médicale > Biologie clinique
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application


Partenaires


Publicité

2004-04-02
Actualité médicale

Tags: Detection -  bacterie -  Legionella -  marquage fluorescent - 
Détection ultra rapide de la bactérie Legionella par marquage fluorescent - Actualité médicale
Détection ultra rapide de la bactérie Legionella par marquage fluorescent

Des chercheurs du CNRS, de l'Université Pierre et Marie Curie, de l'Inserm et de la division Recherche et développement d'EDF ont développé une nouvelle méthode de détection des légionelles, en moins de quatre heures, sans passer par la mise en culture des bactéries. La bactérie Legionella pneumophila, repérée par un marqueur fluorescent spécifique de l'espèce recherchée, est détectée et dénombrée par une technique originale de cytométrie. Cette étude est détaillée dans le numéro de mars de la revue américaine "Applied Environmental Microbiology".

Publicité

Les légionelles sont des germes présents dans l'environnement. L'une de ses espèces, Legionella pneumophila, est pathogène et regroupe différents sérotypes. Le sérotype le plus abondant, couramment rencontré, est le sérotype 1. C'est celui qui a provoqué l'épidémie mortelle dans le Pas-de-Calais en décembre 2003. La prolifération de la bactérie pose problème, notamment dans les environnements à température élevée (jusqu'à 50-55°C) comme les installations d'eau chaude, les ballons cumulus, les tours réfrigérées avec des aérosols chauds rejetés, les climatisations, les filières à eaux chaudes des hôpitaux. Or, trois à dix jours sont nécessaires pour établir un diagnostic à légionelles par les méthodes classiques qui reposent sur la mise en culture des germes.

Pour les scientifiques, l'enjeu était de développer une nouvelle méthode de détection plus performante et rapide, à l'échelle de la cellule, par cytométrie[1]. Il y a trois ans, Philippe Lebaron, responsable du laboratoire de microbiologie à l'Observatoire Océanologique de Banyuls (CNRS – Université Pierre et Marie curie, Paris 6) avait contribué au développement d'une technique de “cytométrie en phase solide” reposant sur la détection rapide et sensible de microorganismes rendus fluorescents, en collaboration avec Chemunex, société française de biotechnologie spécialisée dans la détection rapide de contaminations microbiennes[2]. Lorsque des bactéries sont recherchées dans l'eau, elles sont dans un premier temps concentrées sur une membrane filtrante puis rendues fluorescentes à l'aide d'une sonde. Malheureusement, les techniques microscopiques classiques ne permettent pas de détecter les bactéries lorsqu'elles sont peu nombreuses. Elles ne sont donc pas adaptées à la détection de bactéries pathogènes qui seraient présentes en faible concentration dans l'eau. Le « cytomètre en phase solide » développé par Chemunex permet de pallier cet inconvénient en balayant la surface de la membrane et en détectant une seule bactérie en quelques minutes. EDF a initié en 2000 un programme ...

Page suivante (2 / 3)

Article écrit le 2004-04-02 par auteur
Source: source Accéder à la source

Mots clés: Detection bacterie Legionella marquage fluorescent


Publicité

En savoir plus