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2004-06-02
Actualité médicale

Tags: haute pression -  proteines -  prions - 
La haute pression, une nouvelle voie pour élucider l'énigme de protéines prions - Actualité médicale
La haute pression, une nouvelle voie pour élucider l'énigme de protéines prions

Quel est le mécanisme par lequel une protéine prion cellulaire normale, soluble, se transforme en une protéine pathologique, agrégée sous formes de fibres amyloïdes*? Peut-on reproduire ce processus in vitro? Quels motifs structuraux de la protéine sont impliqués dans ce processus? La réponse à ces questions est un préalable à tout développement thérapeutique pour les maladies neurodégénératives comme la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Un groupe de chercheurs de l'Université Montpellier 2, de l'Inserm et du CNRS apportent des éléments de réponse grâce à l'emploi d'une méthode biophysique originale : la spectroscopie sous haute pression. Leurs travaux sont publiés dans deux articles de la revue américaine Biochemistry (1,2).

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La «maladie de la vache folle» et sa forme humaine, la maladie du nouveau variant de Creutzfeldt-Jakob, sont transmises par des agents «non conventionnels» encore énigmatiques, nommés prions. Selon les connaissances actuelles, les prions seraient constitués essentiellement de protéines. Une protéine prion peut adopter au moins deux structures spatiales différentes: une normale soluble que l'on trouve sous cette forme tout naturellement dans beaucoup de tissus, et une forme pathologique, agrégée en fibres amyloïdes. C'est cette dernière que l'on trouve dans les lésions cérébrales de patients atteints de la maladie. Selon Stanley G. Prusiner (Prix Nobel de médecine 1997), qui a identifié pour la première fois le prion, la présence de la forme pathologique force la forme normale à se transformer en forme pathologique, celle-ci devenant alors responsable non seulement des dégâts causés au système nerveux central, mais aussi de l'infectiosité de l'agent prion. Cette hypothèse n'est toujours pas démontrée, et la question de savoir comment une structure protéique stable peut se transformer en une autre structure stable, contenant des fibrilles amyloïdes, reste encore entourée d'un grand mystère.

L'approche utilisée jusqu'ici pour reproduire la forme pathologique in vitro, consistait à induire ce changement de structure de la protéine prion par la chaleur ou par un agent chimique. L'hypothèse sous-jacente étant qu'en dépliant partiellement la protéine, elle pourrait se replier sous la forme pathologique. Malgré d'intenses efforts, ces travaux n'ont jamais été couronnés de succès. Une explication possible à cet échec est que le changement de structure in vivo requiert des conditions très particulières, difficiles à reproduire. A ce titre, il est intéressant de noter que les progrès récents de la biophysique, concernant le repliement de protéines, ont révélé l'existence de «paysages énergétiques»** de ce processus. Le repliement des protéines passe par une multitude de chemins alternatifs, qui ne ...

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Article écrit le 2004-06-02 par auteur
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Mots clés: haute pression proteines prions


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