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La région du cerveau qui aide à contrôler l’appétit est plus flexible que l’on ne croyait auparavant, annonce-t-on dans deux nouvelles études effectuées sur des souris.
Plusieurs signaux dans le corps qui sont impliqués dans les sensations d’avoir faim et d’avoir l’estomac plein convergent dans l’hypothalamus, où les neurones envoient des signaux qui, finalement, affectent le comportement alimentaire. Dans une étude, les chercheurs annoncent que la production de nouveaux neurones dans l’hypothalamus adulte pourrait être liée à la régulation du poids corporel. Une molécule de signalisation appelée CNTF cause chez les souris une perte de poids qui des semaines ou des mois après la fin du traitement. Maia Kokoeva et ses collègues ont trouvé que des injections de CNTF ont stimulé la prolifération de neurones dans l’hypothalamus de souris adultes. Ces résultats sont étonnants, car les neurones dans le cerveau adulte ne se prolifèrent généralement pas, bien qu’il existe certaines exceptions. D’après les auteurs, leur étude suggère une façon que le « point de réglage » pour l’équilibre énergétique dans le corps peut être réinitialisé.
Une deuxième étude suggère que les circuits alimentaires du cerveau peuvent facilement s’adapter à des changements qui ont lieu chez l’enfant. En se servant d’une nouvelle technologie génétique qui permet aux chercheurs de détruire de façon sélective des cellules à différents stades dans le développement des souris, Serge Luquet et ses collègues ont trouvé qu’un groupe de neurones hypothalamiques qui sont strictement nécessaires pour gérer la ration alimentaire peut être enlevé sans nuire aux souris nouvellement nées – sans doute car d’autres mécanismes compensateurs sont mis en place. Ces découvertes fournissent une preuve du concept d’après lequel les circuits alimentaires, comme d’autres régions du cerveau, sont plutôt flexibles pendant la période néonatale, mais que cette flexibilité disparaît plus tard.
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Pour commander, citer l’article no 9 : “Neurogenesis in the Hypothalamus of Adult Mice: Potential Role in Energy Balance,” par M.V. Kokoeva, H. Yin et J.S. Flier au Beth Israel Deaconess Center à Boston (Massachusetts); M.V. Kokoeva, H. Yin et J.S. Flier à la Harvard Medical School à Boston (Massachusetts).
Pour commander, citer l’article no 10 : “NPY/AgRP Neurons Are Essential for Feeding in Adult Mice but Can Be Ablated in Neonates,” par S. Luquet, F.A. Perez, T.S. Hnasko et R.D. Palmiter au Howard Hughes Medical Institute à Seattle (Washington) et à l’University of Washington à Seattle (Washington).