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2006-04-27
Actualité médicale

Tags: amibe -  rencontre -  bacteries -  intracellulaires - 
L'amibe : un lieu de rencontre pour les bactéries intracellulaires - Actualité médicale
L'amibe : un lieu de rencontre pour les bactéries intracellulaires

De nombreuses bactéries vivent au contact des cellules d'animaux. Certaines, intracellulaires strictes, ne peuvent pas se multiplier en dehors des cellules qu'elles parasitent et sont responsables de maladies humaines, comme Chlamydia trachomatis pour les infections génitales, ou Rickettsia prowazekii qui cause le typhus épidémique. Jusqu'à présent, les mécanismes évolutifs ayant permis leur adaptation à un environnement aussi particulier que le cytoplasme ou les vacuoles d'endocytose restaient inconnus.

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De nombreuses bactéries vivent au contact des cellules d'animaux. Certaines, intracellulaires strictes, ne peuvent pas se multiplier en dehors des cellules qu'elles parasitent et sont responsables de maladies humaines, comme Chlamydia trachomatis pour les infections génitales, ou Rickettsia prowazekii qui cause le typhus épidémique. Jusqu'à présent, les mécanismes évolutifs ayant permis leur adaptation à un environnement aussi particulier que le cytoplasme ou les vacuoles d'endocytose restaient inconnus. Une nouvelle étude, réalisée par les équipes de Didier Raoult et de Jean-Michel Claverie (CNRS, Université de la Méditerranée), dévoile le rôle probablement central des amibes, microorganismes unicellulaires eucaryotes, comme « entremetteuses » pour l'acquisition et l'échange des gènes nécessaires. Cette étude fait la couverture du numéro de mai 2006 de PLoS Genetics.



Avec l'aide du Génoscope, les équipes de Didier Raoult et de Jean-Michel Claverie ont déterminé et analysé la séquence complète du génome de la bactérie intracellulaire Rickettsia bellii. Ils y ont découvert de nombreux indices de transfert de gène entre cette bactérie et d'autres bactéries intracellulaires, Legionella pneumophila (l'agent de la dangereuse pneumonie des légionnaires) et Protochlamydia amoebophila (proche de Chlamydia trachomatis). Ce phénomène a ensuite été mis en évidence expérimentalement par des techniques de microscopie.

Les niches écologiques connues pour les Rickettsies sont des cellules d'animaux supérieurs, comme celles des mammifères, ou celles de différents arthropodes comme les tiques, poux et puces. Il est donc peu probable que les Rickettsies contemporaines, isolées au sein de leur cellule hôte, aient souvent l'opportunité de rencontrer les parasites d'amibes (qui vivent dans l'eau). Les chercheurs proposent donc que les échanges de gènes sont anciens, et se sont produits à l'époque où l'ancêtre des Rickettsies (avant l'apparition des animaux) parasitait lui même un ancêtre des amibes actuelles. À l'appui de cette thèse, ils ont démontré que Rickettsia bellii peut survivre ...

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Article écrit le 2006-04-27 par auteur
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Mots clés: amibe rencontre bacteries intracellulaires


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