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2003-10-13
Actualité médicale

Tags: CLASSE -  ANTI-DOULEUR -  approche post-genomique - 
VERS UNE NOUVELLE CLASSE D'ANTI-DOULEUR? Une réussite de l'approche post-génomique - Actualité médicale
VERS UNE NOUVELLE CLASSE D'ANTI-DOULEUR? Une réussite de l'approche post-génomique

Des chercheurs de l'Institut Pasteur ont caractérisé chez le rat le mode d'action d'une molécule, la sialorphine, et démontré qu'elle était un puissant modulateur de la perception douloureuse. La sialorphine pourrait ainsi être le chef de file d'une nouvelle classe de molécules naturelles destinées au traitement de la douleur. Ce travail est publié dans PNAS.

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Des chercheurs de l'Institut Pasteur ont caractérisé chez le rat le mode d'action d'une molécule, la sialorphine, et démontré qu'elle était un puissant modulateur de la perception douloureuse. La sialorphine pourrait ainsi être le chef de file d'une nouvelle classe de molécules naturelles destinées au traitement de la douleur. Ce travail est publié dans PNAS.

La sialorphine est une molécule sécrétée chez le rat dans certaines situations de stress: les chercheurs ont caractérisé son mode d'action, et ont découvert qu'elle était un puissant antalgique.

Cette découverte est une retombée importante de l'approche post-génomique car les chercheurs de l'Institut Pasteur et en particulier François Rougeon, chef de l'Unité de Génétique de Biochimie du Développement (URA CNRS 1960), avaient identifié le gène de la sialorphine bien avant que sa fonction ne soit connue. Ce travail qui a impliqué, outre l'Institut Pasteur, des équipes du CEA de Saclay et de la Faculté des Sciences de Nancy a été coordonné par Catherine Rougeot, responsable du Laboratoire de Recherche et Développement Pharmacologie des Régulations neuro-endocrines.

La sialorphine intervient dans la régulation de l'activité des enképhalines, des peptides opiacés physiologiques impliqués dans le contrôle de la perception douloureuse. Les enképhalines sont dégradées par une enzyme, la NEP. Les chercheurs pasteuriens ont démontré que la sialorphine était un inhibiteur naturel de la NEP, et qu'elle prévenait ainsi dans les tissus nerveux l'inactivation des enképhalines.

Par le biais de tests comportementaux, les chercheurs ont démontré que la sialorphine exerce son pouvoir antalgique en activant certaines voies du système opioïde endogène. Les récepteurs opioïdes sont indispensables à la transmission des signaux anti-douleur endogènes, telles les enképhalines, ainsi qu'à celle d'opiacés exogènes telle la morphine. En bloquant par des antagonistes les récepteurs aux opioïdes, l'effet antinociceptif de la sialorphine est aboli. La sialorphine inhibe donc la sensation douloureuse en potentialisant ...

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Article écrit le 2003-10-13 par auteur
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Mots clés: CLASSE ANTI-DOULEUR approche post-genomique


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