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Les personnes sans domicile fixe (SDF) sont victimes de taux plus élevés de crimes violents et non-violents que les populations logées.
Bien que les études aient indiqué que la victimisation puisse induire ou exacerber les problèmes de santé mentale, il existe peu d’informations concernant les facteurs pouvant protéger les effets de la victimisation. Cette étude transversale examina l’influence de la victimisation sur les symptômes dépressifs chez plus de 9600 SDF et malades mentaux participant à l’étude « Access to Community Care and Effective Services and Supports » (ACCESS), menée dans plusieurs villes à travers les Etats-Unis. Les relations entre la victimisation, les symptômes dépressifs et la sécurité perçue furent testées au moyen d’une modélisation par équation structurale utilisant des données rassemblées au cours de l’entrevue de départ.
Le modèle concorda avec les données. La victimisation non physique fut associée à des niveaux accrus de symptômes dépressifs et la victimisation physique, à de bas niveaux de sécurité perçue. Conformément à l’hypothèse, la sécurité perçue constituait un médiateur partiel important des symptômes dépressifs.
Ces résultats mettent en évidence la complexité des relations liant la victimisation à la dépression chez les SDF adultes, ainsi que l’importance de traiter différents types de victimisation chez les adultes SDF et malades mentalement.
Article écrit le 2009-04-07 par © Copyright InformationHospitaliere.com
Source: Soc Sci Med 2008 Nov;67(9):1475-9. Accéder à la source
Perron BE, exander-Eitzman B, Gillespie DF, Pollio D.