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Objectif : Mieux comprendre les opinions des praticiens et des patients sur l’introduction routinière des mesures normalisées de la sévérité de la dépression en termes de qualité et de résultats dans le cadre des cliniques générales de santé au Royaume-Uni.
Outil : Etude par interview qualitative et semi-structurée, avec échantillonnage dirigé et analyse comparative continue.
Participants : 34 médecins généralistes et 24 patients.
Cadre : 38 cabinets médicaux généraux repartis sur trois régions en Angleterre : Southampton, Liverpool et Norfolk.
Résultats : Les patients étaient généralement en faveur des mesures visant à vérifier la sévérité de la dépression, alors que les médecins généralistes ne misaient pas trop sur la validité et l’utilité de telles mesures et se montraient sceptiques concernant les motifs de telles introductions. Les praticiens et les patients considéraient que les évaluations de la sévérité ne devraient constituer que l’un des aspects des soins holistiques. Les médecins généralistes considéraient que leur sagesse pratique et leur jugement clinique (« phronesis ») sont plus importants que n’importe quelle évaluation objective et s’inquiétaient du fait que les évaluations réduisent la dimension humaine de la visite médicale. Les patients avaient une meilleure opinion des questionnaires, les considérant comme un supplément structuré et efficace au jugement médical et comme preuve que les médecins généralistes prennent leurs problèmes au sérieux en effectuant une évaluation complète. Les praticiens et les patients étaient toutefois conscients de la possibilité de manipulation des indicateurs : pour des raisons économiques en ce qui concerne les médecins et afin que les patients évitent toute stigmatisation et obtiennent es résultats souhaités.
Conclusions : Malgré la réserve des médecins généralistes concernant les mesures de vérification de la sévérité de la dépression, celles-ci pourraient être bénéfiques aux consultations de soins primaires en rehaussant la confiance des patients en l’exactitude du diagnostique prononcé par les médecins ainsi qu’en leurs efforts systématiques visant à évaluer et à gérer leurs problèmes de santé mentale. Une meilleure formation du personnel de soins primaires pourrait améliorer l’utilisation et l’interprétation des questionnaires de dépression.
Article écrit le 2009-06-10 par © Copyright InformationHospitaliere.com
Source: BMJ 2009;338:b663. Accéder à la source
Mots clés: Opinions , patients , medecins , questionnaires , severite , depression , fonction , qualite , resultats , Royaume-Uni , Etude , qualitative ,
Dowrick C, Leydon GM, McBride A, Howe A, Burgess H, Clarke P, et al.