Publicité
Accueil > Actualité médicale > Neurologie
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application


Partenaires


Publicité

2009-11-16
Actualité médicale

Tags: Succes -  essai -  preclinique -  therapie -  genique -  maladie -  Parkinson - 
Succès d'un essai préclinique en thérapie génique dans la maladie de Parkinson - Actualité médicale
Succès d'un essai préclinique en thérapie génique dans la maladie de Parkinson

Un nouveau traitement de la maladie de Parkinson a été mis au point par des équipes franco-britanniques associant des chercheurs et des neurochirurgiens de MIRCen(1) (CEA/CNRS-URA 2210) de l'Université Paris 12 et de l'hôpital Henri Mondor (AP-HP), ainsi que des chercheurs d'Oxford BioMedica, société de biotechnologie britannique spécialisée dans le développement de thérapies géniques. Ces résultats sont publiés dans la revue Science Translational Medicine du 14 octobre accessible en ligne. Développés à MIRCen, centre de recherche CEA-Inserm dédié à la recherche translationnelle, des essais menés sur des modèles primates de la maladie de Parkinson ont permis d'accélérer le lancement d'un essai clinique de phase I/II conduit à l'hôpital Henri Mondor chez des patients atteints de cette pathologie.

Publicité

Avec environ 100 000 patients en France, la maladie de Parkinson est l'affection neurologique dégénérative la plus fréquente après la maladie d'Alzheimer. Elle constitue donc un véritable problème de santé publique.

Qu'est-ce que la maladie de Parkinson ?
Cette maladie neurologique se traduit essentiellement par des symptômes moteurs de sévérité progressive et croissante, tels que des tremblements, une rigidité des membres et une diminution des déplacements. Cette pathologie est due à la dégénérescence des neurones produisant la dopamine, un neurotransmetteur intervenant dans le contrôle des mouvements du corps.

Comment est-elle traitée ?
Actuellement, le traitement des personnes atteintes par cette affection consiste en l'administration orale de médicaments mimant l'action de la dopamine manquante dans le cerveau de ces malades ; c'est ce que l'on appelle un traitement dopaminergique. Si ce traitement permet d'obtenir une bonne amélioration de l'activité motrice dans les stades initiaux de la maladie, des effets indésirables sévères apparaissent au cours du temps : fluctuations de l'effet du traitement et mouvements anormaux involontaires, appelés dyskinésies.

Comment concevoir une restitution physiologique de la dopamine manquante ?
Depuis quelques années les experts de la maladie de Parkinson, chercheurs et médecins, ont émis l'hypothèse selon laquelle la prise de médicaments intermittente dans la journée altère le fonctionnement du cerveau en stimulant de manière trop irrégulière les neurones ; ce qui serait à l'origine des complications du traitement dopaminergique.
Les enjeux actuels du traitement de la maladie de Parkinson consistent donc à développer une technologie qui permettrait d'induire :
1.une stimulation dopaminergique continue ;
2.une stimulation dopaminergique locale afin d'induire des effets moteurs bénéfiques tout en évitant les complications neuropsychologiques consécutives de la stimulation d'autres régions du cerveau non atteintes par la maladie de Parkinson.

Malgré une recherche active dans le domaine des médicaments dopaminergiques, il reste très difficile de restituer un rythme physiologique de ...

Page suivante (2 / 4)

Article écrit le 2009-11-16 par Science Translational Medicine - CNRS
Source: Science Translational Medicine - CNRS Accéder à la source

Mots clés: Succes essai preclinique therapie genique maladie Parkinson


Publicité

En savoir plus

Notes :
1) MIRCen (molecular imaging research center) est une plateforme d'imagerie préclinique développée en partenariat par le CEA et l'Inserm. Son objectif est de développer des nouvelles thérapies pour lutter contre les maladies neurodégénératives, en particulier, et aussi cardiaques hépatiques et infectieuses. Elle est installée au CEA Fontenay-aux-Roses.

2) Le striatum est la partie du cerveau en manque de dopamine chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.

3) Le Service Hospitalier Frédéric Joliot du CEA, à Orsay, est l'un des seuls centres de recherche en Europe à combiner les différentes méthodes de l'exploration fonctionnelle du corps humain : SPECT (Single Photon Emission Computed Tomography), PET (Positon Emission Tomography) ou TEP en français, IRM (imagerie par résonance magnétique) et TEP-TDM qui combine tomographie par émission de positons et tomodensitométrie.

4) Professeur de neurochirurgie au CHU Henri Mondor, chercheur à MIRCen.

Références :
Jarraya B, Boulet S, Scott Ralph G, Jan C, Bonvento G, Azzouz M, E. Miskin J, Shin M, Delzescaux T, Drouot X, Hérard A.S, M. Day D, Brouillet E, M. Kingsman S, Hantraye P, A. Mitrophanous K, D. Mazarakis N, Palfi S, Sci Trans Med Vol 1 2009.