Publicité
Accueil > Vie professionnelle > MG France (syndicat de Medecins Généralistes)
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application


Partenaires


Publicité

2004-01-10
Vie professionnelle

Tags:
MG France demande la création d'un CNAMUPS (Comité National de l'Aide Médicale Urgente et de la Permanence de Soins) et l'arrêt des réquisitions abusives de certains Préfets - Vie professionnelle
MG France demande la création d'un CNAMUPS (Comité National de l'Aide Médicale Urgente et de la Permanence de Soins) et l'arrêt des réquisitions abusives de certains Préfets

MG France demande que la réunion - mardi 13 Janvier 04 - du Groupe de suivi de la permanence de soins mis en place par le Ministre de la santé sous la responsabilité du Sénateur DESCOURS corresponde à l'installation d'un véritable équivalent national des Comité Départementaux de l'Aide médicale Urgente et de la permanence de Soins (CODAMUPS) mis en place dans chaque département.

Publicité

Ce CNAMUPS (Comité National de l'Aide Médicale Urgente et de la Permanence de Soins) doit avoir trois objectifs prioritaires.

•Organiser la permanence de soins (PDS), d'intérêt général aux heures utiles: les soirées en semaine et la journée les WE, avec un mode d'emploi clair pour les patients. Cela doit mettre un terme à la présence et aux déplacements injustifiés des 9400 médecins généralistes différents qui actuellement travaillent encore le dimanche, pour seulement 3200 secteurs de gardes identifiés. Elle repose sur principes de base : - Régulation préalable de la totalité des appels relevant de la PDS . - Orientation et déplacement préférentiel des patients vers des lieux de soins identifiés. - Montée en charge progressive des nouveaux dispositifs à partir des permanences de soins déjà existants.

•Différencier, puis articuler les moyens de la Permanence Des Soins (par définition non urgents) avec ceux de l'Aide Médicale Urgente. L'aide médicale urgente ( AMU) est la responsabilité première de l'hôpital, des urgentistes, et des Médecins Sapeurs Pompier engagés au sein de leur Service de Santé et de Secours Médical.

•Inscrire la PDS dans un schéma d'aménagement du territoire, avec détermination des investissements nécessaires à une réponse de proximité, aux besoins essentiels de soins primaires sur l'ensemble du territoire, au delà des seuls médecins.

MG France attend que dès sa première réunion, le Comité National sous la Présidence du Sénateur Descours, demande la suspension immédiate des procédures de réquisition engagées sans justification sérieuse par certains Préfets.

Article écrit le 2004-01-10 par MG France (syndicat de Medecins Généralistes)
Source: MG France (syndicat de Medecins Généralistes)Accéder à la source


Publicité

En savoir plus

NOTE TECHNIQUE - MG France - 11 janvier 2004

Permanence des soins : le Groupe DESCOURS doit devenir la Commission nationale de gestion de la PDS

En réactivant à notre demande le groupe de travail présidé par le sénateur DESCOURS, MG FRANCE se félicite de ce que le ministre de la santé instaure un lieu permanent d'échange et d'amélioration du dispositif de permanence des soins (PDS). Cette décision est de nature à permettre au dispositif de se déployer dans un climat constructif, qui ne devra ignorer ni les difficultés locales, ni les imperfections du dispositif.

Les difficultés locales tiennent :

-Au non respect des modes d'organisation existants : deux exemples parmi d'autres -PARIS, 2,2 millions d'habitants, 10 secteurs de PDS que le Préfet décide autoritairement de réduire à 1 secteur, avant de revenir sur sa décision -SAINT HILLAIRE du ROSIER (une bourgade dans l'Isère) artificiellement rattachée par l'Ordre des Médecins à un autre secteur sans consultation préalable des médecins du secteur

- A l'usage de la réquisition qui n'est pas et ne peut pas devenir un mode de gestion normale d'un système organisé de PDS, sauf conditions particulières mettant en jeu la sécurité de la population. Son abus risque de bloquer l'initiative de réorganisation sur le terrain

- A la confusion entretenue entre aide médicale urgente AMU et PDS, l'une et l'autre existant maintenant dans la loi, seule la PDS étant l'objet du dispositif qui doit être mis en place aujourd'hui

- Aux difficultés liées à la régulation des appels : certains Centres 15 dans certains départements ne jouent pas le jeu avec les généralistes: - ainsi dans le Val de Marne, la régulation semble privilégier certains intervenants, mettant en péril le mode d'organisation représenté par les maisons médicales de garde, MMG -ainsi dans le 59, les généralistes sont tellement mécontents de la régulation du 15, qu'ils en viennent à demander au CRAL 62, seul centre de régulation libéral en fonctionnement, de réguler leurs appels

- Aux difficultés que rencontrent les généralistes d'être entendus dans leurs propositions de réorganisation; ainsi dans les Ardennes un dispositif cohérent, perfectible peut être, est récusé en totalité par les autorités locales.

- A l'attitude de l'Ordre des Médecins, qui par des questionnaires départementaux cherche à mettre en difficulté, ou sous pression, les médecins à propos du volontariat. L'Ordre se sera battu jusqu'au bout contre le volontariat, au dépend des médecins, c'est une (mauvaise) surprise pour les médecins libéraux

Les imperfections du dispositif sont de trois ordres

1) Le financement du dispositif

Absent des textes, ce financement doit couvrir :

-les frais de structures, MMG et cabinets de garde, centrse de régulation libérale -la rémunération de l'activité : actes de soins, forfaits, régulation.

2) L'articulation AMU (aide médicale urgente) / PDS

Sur les tranches horaires de milieu de nuit, il y a très peu de demandes de PDS, moins de deux actes pour 100 000 habitants; les interventions relèvent avant tout de l'AMU. MG FRANCE demande donc que le groupe de travail se penche sur les articulations entre acteurs de la PDS et de l'AMU pour faciliter les conditions de travail et de repos des uns comme des autres.

Des réalisations locales sont là pour attester que cette complémentarité est possible tout en respectant la sécurité de la population : tant en ambulatoire entre SOS Médecins et la garde locale (Grand Quévilly, Lyon, Vénissieux), qu'entre les médecins de ville et les médecins hospitaliers (Montélimar); notre intérêt est de trouver les articulations de nature à améliorer nos conditions de vie et de travail.

3) Le comité de gestion nationale de la PDS

Les 15 ans nécessaires à la construction d'un système d'AMU encore perfectible, montrent que plusieurs années seront nécessaires à l'amélioration du système de la PDS. Une gestion nationale du dispositif est donc indispensable. Nous réitérons donc notre proposition de pérennisation du groupe DESCOURS pour en faire un lieu de construction et de complémentarité entre acteurs sous forme de CNAMUPS (Comité National de l'Aide Médicale Urgente et de la Permanence de Soins

Sur chacun des points cités, MG FRANCE est à l'écoute des réalisations de terrain, nombreuses et innovantes, et entend en faire la colonne vertébrale d'une rénovation des conditions d'exercice des généralistes.

Après avoir inventé des concepts issus de son engagement sur le terrain -MAISON MÉDICALE DE GARDE en 1999 -CENTRE DE REGULATION LIBERALE en 2001 -DISTINCTION AMU / PDS en 2003 en proposant une définition législative de la mission de PDS,

MG France continuera en 2004 à faire des propositions répondant à la demande des généralistes pour améliorer leurs conditions de vie et de travail.