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2009-03-20
Pratique médicale

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Dépistage du cancer de la prostate : de nouveaux éclairages vont contribuer à la définition de la politique publique à mettre en place. - Pratique médicale
Dépistage du cancer de la prostate : de nouveaux éclairages vont contribuer à la définition de la politique publique à mettre en place.

L'Institut National du Cancer (INCa), La Haute Autorité de Santé (HAS), et l'Association Française d'Urologie (AFU) enregistrent avec satisfaction la publication, dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine , de l'étude ERSPC (European Randomized study of Screening for Prostate Cancer) sur le dépistage du cancer de la prostate. Des équipes françaises à l’initiative de l’AFU, et soutenues notamment par l'INCa à hauteur de 400 000 € ont participé à cette étude ainsi que des équipes de 7 autres pays européens.

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Le cancer de la prostate constitue un problème de santé publique important, il se situe en France au premier rang des cancers avec 62 245 nouveaux cas estimés en 2005. Son incidence est en forte augmentation (+ 8,5 % par an entre 2000 et 2006) en raison de l'effet combiné du vieillissement de la population, de l'amélioration des moyens diagnostiques et de la diffusion du dépistage individuel par dosage du PSA. Sa mortalité qui a concerné 9202 hommes en 2005 est en diminution constante grâce à l’amélioration de l’efficacité des traitements et à un diagnostic à un stade plus précoce. Aujourd'hui en France, comme partout ailleurs dans le monde il n'a pas été mis en place de programme de dépistage organisé pour ce cancer. L'AFU, pour sa part, recommande depuis 2003 l’information des hommes sur les bénéfices et incertitudes du dépistage du cancer de la prostate et les conséquences potentielles des traitements et préconise un dépistage individuel pour les hommes de 50 à 75 ans par dosage du PSA total et toucher rectal annuel.

D'importantes questions autour du dépistage de ce cancer restent aujourd'hui posées, en particulier l'impact du dépistage en termes d'amélioration de la survie pour l'ensemble des populations concernées, mais aussi les risques du surdiagnostic (diagnostic d’un cancer qui ne se serait jamais révélé du vivant de la personne) et surtout de surtraitement (traitement d’un cancer sans impact sur le pronostic de la maladie) principalement en cas de cancer diagnostiqué à un stade très précoce et peu agressif chez un sujet âgé.

Cette étude européenne, dont les résultats étaient attendus, est la plus importante étude randomisée sur le dépistage du cancer de la prostate. Elle montre, dans une population de plus de 160 000 hommes de 55 à 69 ans, une différence significative (diminution de ...

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Article écrit le 2009-03-20 par HAS - Haute Autorité de la Santé
Source: HAS - Haute Autorité de la SantéAccéder à la source


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En savoir plus

C'est ainsi que dès la fin de l'année 2009 et pour le prochain plan cancer 2009-2013, de nouveaux éclairages sur la politique publique de dépistage et de prise en charge du cancer de la prostate devraient être arrêtées en concertation avec l’ensemble des acteurs impliqués, professionnels et associations de patients notamment.