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2010-04-13
Actualité médicale

Tags: technique -  IRM -  comprehension -  maladies -  neurodegeneratives - 
Une nouvelle technique d'IRM pour une meilleure compréhension des maladies neurodégénératives - Actualité médicale
Une nouvelle technique d'IRM pour une meilleure compréhension des maladies neurodégénératives

Une méthode prometteuse d'imagerie par résonance magnétique (IRM) vient d'être mise au point par des chercheurs français du Centre de résonance magnétique biologique et médicale (CNRS/Université de la Méditerranée), en collaboration avec le CHU de La Timone à Marseille et le CEMEREM (1). Elle permet de cartographier de manière non invasive la distribution en sodium dans le cerveau humain. L'enjeu est de taille car l'accumulation anormale de cet élément dans l'axone, partie du neurone où circule l'information nerveuse, intervient dans plusieurs maladies neurodégénératives, comme la sclérose en plaques ou la maladie d'Alzheimer. À terme, cette technique pourrait permettre de tester des médicaments potentiels agissant sur le sodium mais également de mieux comprendre les phénomènes intervenant dans certaines pathologies neurologiques, voire de les dépister.

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L'imagerie par résonance magnétique (IRM) traditionnelle est basée sur l'excitation des noyaux d'hydrogène portés par les molécules d'eau. Les atomes d'hydrogène sont présents partout dans notre corps, dans l'eau, qui constitue notre organisme à plus de 60% et dans les graisses, en quantités différentes selon les tissus. Conçue dans les années 80, cette technique non invasive permet de distinguer les tissus du corps humain et de révéler, à un stade précoce, certaines anomalies invisibles à ce stade en radiographie "classique", en échographie ou avec un scanner X.

Faire de l'IRM avec d'autres atomes que l'hydrogène, tel est l'un des paris que s'est lancé en 2008 l'équipe dirigée par Patrick Cozzone au Centre de résonance magnétique biologique et médicale (CRMBM, CNRS/Université de la Méditerranée), en collaboration avec le CHU de La Timone à Marseille et le Centre d'exploration métabolique par résonance magnétique. Ce n'est pas un hasard si les chercheurs ont choisi le sodium. Chez l'Homme, cet atome joue un rôle primordial dans les processus de dégénérescence de l'axone, qui constitue la fibre nerveuse du neurone. Ces phénomènes interviennent dans plusieurs pathologies neurologiques comme la sclérose en plaques, l'épilepsie ou la maladie d'Alzheimer. D'où l'idée de cartographier le sodium au sein de l'axone, et plus largement dans le cerveau, en développant une nouvelle technique d'IRM reposant sur cet élément.

La chose est loin d'être aisée, car le sodium est beaucoup moins sensible que l'hydrogène (le signal émis est 20000 fois plus faible). De plus, les scientifiques ont du imaginer des dispositifs innovants pour récupérer le signal émis ainsi que des algorithmes spécifiques pour le traiter. Pour cela, ils se sont appuyés sur l'équipement de dernière génération du CEMEREM, en particulier sur un appareil Verio Siemens doté d'un aimant à champ magnétique élevé (3 Teslas). C'est grâce à une ...

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Article écrit le 2010-04-13 par CNRS
Source: CNRS Accéder à la source

Mots clés: technique IRM comprehension maladies neurodegeneratives


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En savoir plus

Ce projet bénéficie des soutiens financiers du CNRS et du programme 2009 « Maladies neurologiques et psychiatriques » de l'Agence nationale de la recherche (ANR).

Notes :
(1) Le Centre d'exploration métabolique par résonance magnétique est une structure mixte CNRS / Université de la Méditerranée conventionnée avec l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille. Il forme l'implantation hospitalière de l'unité dirigée par Patrick Cozzone, en complément du CRMBM où sont développés des aspects plus fondamentaux.
(2) Plus spécifiquement grâce au travail d'une jeune post-doctorante, Wafaa Zaaraoui, travaillant au CEMEREM dans l'équipe de Jean-Philippe Ranjeva
(3) Il est réalisé en collaboration avec Jean Pelletier, médecin au CHU et chercheur au CEMEREM.