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2009-06-30
Vie de l'Hôpital : actus

Tags: motscles - 
Comparaison des hôpitaux et des cliniques : pas les mêmes prestations, pas les mêmes tarifs - Vie de l'Hôpital :  actus
Comparaison des hôpitaux et des cliniques : pas les mêmes prestations, pas les mêmes tarifs

La Fédération Hospitalière de France dénonce la campagne de communication organisée par les cliniques commerciales pour obtenir une hausse de leurs tarifs. Elle tient à souligner que les exemples avancés démontrent clairement l’inanité des arguments employés :

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1.Un écart de tarif de 398 euros en matière d’obstétrique…sans tenir compte bien-sûr des dépassements d’honoraires facturés par les libéraux qui ont dépassé l’an dernier deux milliards d’euros, contre environ cent millions dans les établissements publics. Pour les Français, qui y seront soignés quel que soit leur revenu, c’est l’hôpital public qui est la solution la moins coûteuse.

2.Un écart de tarif de 1351 euros pour une embolie pulmonaire… sans préciser l’importance pour cette pathologie des services d’Urgences et Réanimation dont seuls disposent les hôpitaux publics. Pour les Français, qui auront accès à un plateau technique de pointe, c’est l’hôpital public qui est la solution la plus sûre.

3.Un écart de tarif de 850 euros pour une appendicectomie…qui rappelle surtout, comme l’exemple avancé plus loin des drains transtympaniques, l’importance des écarts de pratique médicale entre les secteurs. Ce n’est pas la multiplication des actes médicaux, mais leur pertinence, qui permettra à la Sécurité Sociale de retrouver l’équilibre. Pour les Français, c’est à l’hôpital public que l’on trouvera l’application la plus rigoureuse des référentiels de qualité.

4.Des écarts imaginaires dans de nombreux autres cas car, contrairement aux affirmations, ils ne tiennent pas compte des honoraires médicaux (ainsi des soins palliatifs où l’écart est de 302 euros et non de 1585 euros) ou des examens d’imagerie ou de biologie dont le coût doit être ajouté aux tarifs des cliniques .

Si les cliniques commerciales ont des tarifs souvent plus faibles, c’est parce qu’elles choisissent les pathologies les plus rentables et parce que les missions assurées par les hôpitaux publics ne sont pas correctement financées.

Dès qu’une activité est déficitaire (Réanimation, unité neurovasculaire, pédiatrie, soins aux diabétiques…), c’est en effet l’hôpital public qui l’assume, comme il est le seul à accueillir les patients les plus fragiles et ceux qui ont besoin des soins les ...

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Article écrit le 2009-06-30 par FHF - Federation Hospitaliere de France
Source: FHF - Federation Hospitaliere de FranceAccéder à la source


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