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2010-09-06
Actualité médicale

Tags: Valvulopathies -  grossesses -  risque - 
Valvulopathies : grossesses à risque. - Actualité médicale
Valvulopathies : grossesses à risque.

Christa Gohlke (Dottingen, DE), a esquissé un panorama complet des valvulopathies chez la femme enceinte et des recommandations concernant le traitement anticoagulant. Le traitement anticoagulant prescrit en cas de prothèse valvulaire mécanique ou de fibrillation atriale expose au risque d’embryopathie sous AVK (3-6%) et d’accidents thromboemboliques sous héparine (5-10%).

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Un consensus se dégage en faveur de l’héparine pendant le premier trimestre (plutôt HBPM sous strict contrôle de l’activité anti-Xa), suivie des AVK pendant les 2ème et 3ème trimestre et jusqu’à la 36ème semaine. Pendant la grossesse, les régurgitations valvulaires (insuffisance mitrale et aortique) sont généralement bien tolérées et ne posent pas de problème majeur, notamment chez les patientes en risque sinusal. Globalement, les situations amenant à proposer une intervention préalable ou à contrindiquer une grossesse sont la présence d’une dysfonction ventriculaire gauche avérée ou de symptômes sévères : dyspnée classe III ou IV NYHA.

A l’opposé, compte tenu de l’augmentation physiologique du débit cardiaque et des pressions pulmonaires dès le début de la grossesse, les sténoses valvulaires sont généralement mal tolérées. Il faut savoir que le risque d’une chirurgie valvulaire sous CEC pendant la grossesse est que l’ordre de 10% de mortalité pour la mère et 20% pour le fœtus. De ce fait, il faut tout faire pour éviter de se retrouver dans la situation dramatique d’une chirurgie en urgence pendant la grossesse. En cas de rétrécissement aortique sévère (Pic de vitesse transaortique > 4 m/s, gradient moyen >40 mm Hg et/ ou surface <1 cm2), compte tenu du risque élevé d’œdème pulmonaire ou autre complication, un remplacement valvulaire aortique (éventuellement par bioprothèse) est indiqué avant d’entreprendre une grossesse d’après les recommandations Européennes (classe I).

Cependant, le rétrécissement aortique sévère isolé est relativement rare chez les femmes enceintes, le plus souvent d’origine congénitale. A l’opposé, le rétrécissement mitral (RM) est la valvulopathie la plus fréquemment rencontrée chez les femmes enceintes, avec un risque élevé de complication maternelle (35%) en cas de surface mitrale <1,5 cm2. Bernard Iung (Paris) a rapporté l’expérience de l’équipe de Bichat sur la dilatation mitrale percutanée chez la femme enceinte. Soixante et onze ...

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Article écrit le 2010-09-06 par Jean-Luc Monin
Source: communiques-de-la-sfc / en-direct-de-stockholm 2010 Accéder à la source

Mots clés: Valvulopathies grossesses risque


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