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2010-09-30
Pratique médicale

Tags: anorexie mentale -  trouble -  comportement alimentaire -  prise en charge - 
L’anorexie mentale, un trouble du comportement alimentaire à prendre en charge rapidement - Pratique médicale
L’anorexie mentale, un trouble du comportement alimentaire à prendre en charge rapidement

La Haute Autorité de Santé publie en partenariat avec l’AFDAS-TCA* des recommandations de bonne pratique autour de la prise en charge de l’anorexie mentale, trouble du comportement alimentaire d’origine multifactorielle qui touche plus particulièrement les adolescentes et les jeunes femmes ainsi que certaines populations (mannequins, danseurs ou sportifs). Un diagnostic tardif et une prise en charge initiale inadaptée peuvent entraîner des conséquences graves. Le rôle de chaque professionnel de santé (généralistes, pédiatres et psychiatres notamment) est primordial à chacune de ces étapes de la prise en charge.

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Une vigilance accrue pour un meilleur repérage

Plus le repérage de l’anorexie mentale est précoce, plus il est possible de prévenir le risque d’évolution vers une forme chronique et des complications somatiques, psychiatriques ou psychosociales. Le repérage contribue aussi à conforter la relation de confiance entre le patient et son médecin et à faciliter l’instauration d’une alliance thérapeutique avec le patient ainsi qu’avec son entourage. Des signes évocateurs, tels que le ralentissement de la croissance, l’aménorrhée chez l’adolescente, la perte de poids supérieure à 15%, etc., ainsi que des questions simples à poser, permettent de repérer les personnes à risque.

Les premiers soins de la prise en charge primordiaux

Il est recommandé que toute prise en charge d’un patient atteint d’anorexie mentale soit faite initialement en ambulatoire, sauf en cas d’urgence somatique ou psychiatrique. Une fois le diagnostic posé, la prise en charge est multidisciplinaire ; elle fera intervenir au minimum un psychiatre, pédopsychiatre ou psychologue et un somaticien : médecin généraliste ou pédiatre. La coordination des soins sera assurée par une personne qui aura été déterminée en fonction de la situation du patient (de son âge, l’évolution de la maladie, son choix, etc.), mais aussi de l’expérience et la disponibilité de cet intervenant.

La maladie devra être évaluée au début de cette prise en charge afin d’en déterminer la gravité, puis sera évaluée au moins mensuellement et plus fréquemment si l’état du patient est fluctuant et évolutif.

Plusieurs objectifs seront fixés avec le patient dans le cadre de l’alliance thérapeutique :

- un objectif de poids à atteindre ;

- des objectifs de soins psychologiques individuels et familiaux. Les formes de psychothérapie les plus usuelles sont les thérapies de soutien, la psychothérapie psychodynamique, les thérapies comportementales et cognitivo-comportementales et les thérapies systémiques et stratégiques. Les thérapies familiales ...

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Article écrit le 2010-09-30 par HAS - Haute Autorité de la Santé
Source: HAS - Haute Autorité de la SantéAccéder à la source


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