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2011-03-25
Actualité médicale

Tags: Cancer du côlon -  cancer colorectal -  oxaliplatine - 
Cancer du côlon et hypersenbilité au froid - Actualité médicale
Cancer du côlon et hypersenbilité au froid

Le cancer du côlon est le troisième cancer le plus fréquent en France, avec près de 40 000 nouveaux cas estimés en 2010. Sont traitement par chimiothérapie, entre autre basé sur l'administration d'oxaliplatine, , induit pour 95 % des patients une hypersensibilité aux températures fraîches et froides.

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Cette hypersensibilité aux températures fraîches et froides, entraîne des picotements dans les extrémités des membres. Cet effet indésirable prévisible est si incommodant que certains patients réduisent, voir cessent, leur chimiothérapie. Aucun traitement préventif n'existe en effet à ce jour.

Une équipe de chercheurs montpelliérains (1), en collaboration avec leurs collègues clermontois (2) et niçois (3) ont montré que, comme chez l'homme, l'oxaliplatine provoquait chez la souris une hypersensibilité au froid. Basé sur une approche comportementale, ce résultat a été confirmé in vitro par imagerie sur les neurones sensoriels isolés. L'étude moléculaire de ces neurones a mis en évidence une différence au niveau des canaux ioniques qui régulent le courant électrique véhiculant l'information (4). Les neurones prélevés sur les animaux traités à l'oxaliplatine ont moins de canaux inhibiteurs et plus de canaux excitateurs que les neurones issus d'animaux témoins, expliquant ainsi leur plus forte excitabilité.

L'implication des canaux ioniques excitateur dans cette hypersensibilité au froid a été confirmée par l'utilisation d'une molécule inhibitrice de ces canaux : l'ivabradine. In vivo et in vitro, l'ivabradine a restauré le seuil normal d'excitabilité des neurones activés par le froid. Et ce, sans effets sur les autres populations de neurones sensitifs tels que les recepteurs du toucher. Cette molécule, déjà employée en clinique pour traiter l'angine de poitrine, pourrait se révéler être intéressante comme traitement préventif de la neurotoxicité aiguë de l'oxaliplatine chez les patients atteints de cancer colorectal.

Article écrit le 2011-03-25 par CNRS
Source: CNRS Accéder à la source


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En savoir plus

(1) A l'Institut de génomique fonctionnelle (CNRS/Inserm/Montpellier 1 et 2)
(2) A l'Univeristé d'Auvergne (Pharmacologie fondamentale et clinique de la douleur)
(3) A l'Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (CNRS/Université de Nice)
(4) Les canaux ioniques contrôlent les échanges d'ions de part et d'autres de la membrane des neurones. Ce sont ces échanges qui régulent la création, ou non, du courant électrique véhiculant l'information entre les neurones.