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2011-09-29
Fil actus Santé

Tags: cancer -  sein -  dépistage -  polémique - 
Cancer du sein : dépistages et polémiques - Fil actus Santé
Cancer du sein : dépistages et polémiques

Dans deux jours jours, nous glisserons tranquillement vers le mois d’octobre, qui cette année, aura, encore une fois une teinte rose. En effet, Nora Berra, secrétaire d’État à la Santé, vient d’annoncer officiellement le lancement du mois du dépistage organisé du cancer du sein. Derrière le slogan « le dépistage : Parlez-en aux femmes que vous aimez », l’objectif des autorité sanitaires est d’inciter les femmes âgées de 50 à 74 ans à passer une mammographie gratuite afin de dépister précocement les tumeurs et les traiter le plus tôt possible. La sortie, la semaine prochaine, du livre de Rachel Campergue, « No mammo ? », pourrait bien brouiller le message…

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Depuis 2004, le dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé en France, ce qui, selon de nombreux spécialistes, a permis de faire baisser de façon considérable le nombre de décès liés à ce type de tumeur. Pour la plupart, il est clair que plus le cancer du sein est diagnostiqué précocement, moins le pronostic vital est engagé. Pourtant, au cours de l’été, une étude parue dans le British Medical Journal et menée par des chercheurs de l'International Prevention Research Institute de Lyon (France), allait à l’encontre de cet axiome et montrait que les programmes de dépistage organisé du cancer du sein n’avaient que peu d'impact sur la baisse de la mortalité des femmes qui en développent un.
Autre pavé dans la mare, le livre à paraître de Rachel Campergue, « No mammo? », dénonce le surdiagnostic. Selon cette kinésithérapeute de formation, le dépistage généralisé détecterait chez certaines femmes une tumeur maligne alors qu’elles n’en auraient pas. Ainsi, certaines patientes seraient traitées alors que cela s’avère inutile. Au principal reproche qui lui est fait de n’être point médecin, cette femme de 47 ans rétorque que c’est en tant que citoyenne qu’elle a décidé d’enquêter sur un sujet qui la concerne directement.
Si certains médecins estiment que ce surdiagnostic expliquerait à lui seul l’augmentation des cas de cancer du sein chez les françaises depuis plusieurs années, d’autres soulignent qu’il vaut mieux 10 % de faux positifs, plutôt que de passer à côté d’un vrai cancer.
Actuellement, seule une femme sur trois passe à travers les mailles du filet du dépistage organisé ou individuel. Toutefois, Nora Berra estime qu’il faut faire mieux et souligne que ...

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Article écrit le 2011-09-29 par Olivier Frégaville-Arcas - Information hospitalière
Source: AFPAccéder à la source


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