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2011-10-17
Fil actus Santé

Tags: Grossesse -  placenta -  génétique -  virus - 
Neuf mois de grossesse : une longue durée due à une attaque virale ? - Fil actus Santé
Neuf mois de grossesse : une longue durée due à une attaque virale ?

Quelles différences existe-t-il entre ces trois mammifères : tatou, opossum, et humain ? Au delà d’un génome qui diverge de quelques pour cent et d'une physionomie qui leur est propre, chacune de ces espèces a une durée de gestation plus ou moins longue. Quelque deux semaines chez l’opossum, jusqu’à neuf mois, chez nous, humains. Selon une étude américaine très sérieuse publiée dans la revue Nature Genetics, cette différence pourrait s’expliquer par une attaque virale, bactérienne ou parasitologique qu’auraient subie nos ancêtres il y a une centaine de millions d’années, et qui aurait modifié nos gènes.

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Marc Lynch et ses collègues de l’Université de Yale ont essayé de comprendre pourquoi, au sein de la classe des mammifères, certaines espèces, comme les opossums, ne gardaient leur progéniture que deux semaines dans leur ventre, avant de les laisser se développer à l’air libre, dans une poche, alors que les humains ont un temps de gestation plus long (environ neuf mois), et surtout, plus complexe.

Pour cela, les chercheurs ont réalisé, tout au long de la gestation, des analyses génétiques de cellules utérines des trois mammifères ayant des grossesses différentes : tatous, opossums, et humains.
Les fœtus des tatous et des humains se développent et se nourrissent dans le ventre de leur mère à l’aide d’un placenta, tissu complexe dont n’ont pas besoin les futurs opossums. La présence de ce dernier entraîne des modifications importantes chez les futures mères, tant au niveau de leur morphologie que de leur système hormonal et immunitaire. En effet, afin d’éviter que les lymphocytes considèrent le fœtus comme un étranger et l’attaquent, ce dernier s’adapte afin d’accepter cette présence dans l’organisme.

Or, d’après les travaux menés par les chercheurs américains, cette aptitude à garder l’enfant à l’abri, dans le ventre, afin qu’il se développe, pourrait être liée à une bactérie, un virus, ou un parasite qui aurait infecté nos ancêtres il y a plus de cent millions d’années. En effet, un certain nombre de gènes qui sont activés durant la grossesse chez le tatou et chez l’homme ne le sont pas chez l’opossum. Cet ADN spécifique pourrait expliquer, dans une certaine mesure, les grossesses placentaires et leur durée. Toutefois, les chercheurs estiment que ce n’est qu’un élément de réponse et que le développement du placenta, associé à l’évolution du système immunitaire pendant la grossesse restent encore en partie inexpliquée…

Article écrit le 2011-10-17 par Olivier Frégaville-Arcas - Information hospitalière
Source: EurekalertAccéder à la source


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