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2011-11-18
Fil actus Santé

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Des biberons stérilisés sous haute surveillance - Fil actus Santé
Des biberons stérilisés sous haute surveillance

D’après une enquête publiée cette semaine dans l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, les biberons et tétines à utilisation unique fournis à certaines maternités françaises seraient stérilisés par un procédé utilisant un gaz cancérogène, l'oxyde d'éthylène. L’utilisation de ce dernier est interdite depuis janvier 2010 pour tous les produits entrant en contact avec des denrées alimentaires. Devant un tel dysfonctionnement, le ministère a demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) d'ouvrir en urgence une enquête dont les conclusions sont attendues pour la fin de l’année.

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Mercredi, la sortie du Nouvel Observateur a fait l’effet d’une bombe dans le monde de la santé. En effet, dans les colonnes de l’hebdomadaire, un article révélait que les deux sociétés qui fournissent la centrale d’achat de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) utiliseraient de l'oxyde d'éthylène pour stériliser les biberons et les tétines fournies aux jeunes mamans afin de nourrir leur nouveau-né. Or, depuis 1994, ce produit est considéré comme étant un gaz cancérigène. En outre , depuis plus d’un an, tout produit entrant en contact avec de la nourriture doit en être exempt. D’après une première estimation, une dizaine d’hôpitaux seraient concernés. Selon les premiers éléments d’enquête, deux entreprises spécialisées dans la stérilisation seraient incriminées. Toutefois, il est important de rappeler que l’usage de cette méthode est autorisé en France pour stériliser le matériel médical, mais interdite dès lors que le matériel ainsi préparé est ensuite en contact avec des denrées alimentaires.
Devant ces révélations, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, a aussitôt réagi et a demandé à l’Igas de mener dans les plus brefs délais une enquête sur l’origine de ce dysfonctionnement. D’autre part, une réunion devrait se tenir aujourd’hui, rue de Ségur, entre fabricants et fournisseurs, sous l’égide des autorités sanitaires, dans le but d’étudier les mesures à mettre en œuvre afin de procéder au plus vite au retrait des marchandises incriminées tout en maintenant la continuité de l’approvisionnement.
Si ces informations ont de quoi alarmer, les experts ne sont toutefois pas tous d’accord sur l’importance des risques concernant les nouveaux-nés. Pour certains, les bébés ne sont pas suffisamment exposés pour que leur santé soit en danger. Pour d’autres, l’exposition, même en temps limité, est préjudiciable. Des enquêtes sont en cours pour quantifier les risques. Affaire à suivre…

Article écrit le 2011-11-18 par Olivier Frégaville-Arcas - Information hospitalière
Source: AFPAccéder à la source


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