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2011-11-29
Revue de presse

Tags: Fondation Ipsen -  sexualité - 
Le 11e Colloque Médecine et Recherche de la Fondation Ipsen dans la série Endocrinologie : « Origines multiples des différences sexuelles dans le cerveau. Les fonctions neuroendocriniennes et leurs pathologies.»  - Revue de presse
Le 11e Colloque Médecine et Recherche de la Fondation Ipsen dans la série Endocrinologie : « Origines multiples des différences sexuelles dans le cerveau. Les fonctions neuroendocriniennes et leurs pathologies.»

Bien qu’elles aient été clairement mises en évidence, les différences de comportement entre les hommes et les femmes restent mal comprises. Elles résultent de mécanismes complexes. Les comportements reproducteurs et maternels, les différences cognitives ou en rapport avec l’agressivité résultent tous d’un mélange d’influences génétiques, épigénétiques, développementales et hormonales. Chez l’homme, à tout ceci s’ajoutent les effets de la programmation sociale et culturelle. Des perturbations de ces processus peuvent aboutir à des pathologies telles que l’autisme et les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité, ainsi que de syndromes plus rares résultant de déséquilibres hormonaux. Douze spécialistes, européens et américains, de ces questions ont exposé l’état actuel des données en ce domaine à l’occasion du dernier Colloque Médecine et Recherche en Endocrinologie. Organisé par la Fondation IPSEN le lundi 28 novembre 2011, cette manifestation était proposée par Donald Pfaff (Rockefeller University, New York, États-Unis) et Yves Christen (Fondation IPSEN, Paris, France).

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Au début de la vie embryonnaire, l’embryon de mammifère est dans un premier temps essentiellement féminin – les gonades masculines se différencient seulement quand un ou plusieurs gènes du chromosome Y propre au sexe masculin activent une cascade de réactions qui conduisent à la production locale de testostérone, et suppriment la voie féminine de développement. Les hormones sexuelles circulantes influencent plus tard le développement de parties spécifiques du cerveau, en particulier l’hypothalamus qui régule la production de nombreuses hormones, notamment celles impliquées dans la reproduction, l’allaitement et les soins maternels, ainsi que dans les réponses au stress.

Chez la plupart des mammifères, l’animal femelle adulte dépense 95 % de son temps et de son énergie à la reproduction et au soin maternel, ce qui a créé une pression sélective considérable, en particulier sur le développement interdépendant de l’hypothalamus et du placenta, lui-même source d’hormones (Eric Keverne, University of Cambridge, Royaume-Uni). La coexistence de trois générations pendant la gestation, la mère, le fœtus et les oocytes présents dans le fœtus femelle – contribue à la transmission évolutive des effets de cette pression.

La différenciation sexuelle de l’hypothalamus met en jeu la régulation épigénétique de la transcription des gènes. L’activation hormonale des gènes induit des modifications de structure de la chromatine dans les neurones, en particulier des modifications des histones qui déterminent si un gène est transcrit ou pas (Pfaff). Un autre mécanisme épigénétique, connu sous le terme d’empreinte parentale, identifie l’origine parentale de nombreux gènes impliqués dans la reproduction et le comportement déterminé sexuellement (Keverne ; Catherine Dulac, Harvard University, Cambridge, États-Unis). L’empreinte parentale est une forme dynamique essentielle de régulation épigénétique de la fonction de l’hypothalamus (Dulac). Elle permet la coordination de l’expression de gènes entre l’hypothalamus et le placenta (Keverne). Chez la souris, plus de 1 000 gènes ...

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Article écrit le 2011-11-29 par Business wire
Source: Communiqué de presse Fondation Ipsen

Mots clés: Fondation Ipsen sexualité


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