Publicité
Accueil > Fil actus Santé >
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application


Partenaires


Publicité

2012-01-23
Fil actus Santé

Tags: obésité -  sucre - 
Obésité : les sucres et les graisses, action directe sur notre second cerveau… - Fil actus Santé
Obésité : les sucres et les graisses, action directe sur notre second cerveau…

D’après des chercheurs français, un régime riche en graisses et en sucres pourrait inhiber la destruction des neurones du système nerveux entérique. Observé chez la souris, ce processus pourrait ralentir le vieillissement naturel de ce second cerveau et être un des facteurs favorisant l’obésité, en diminuant la sensation de satiété. C’est ce que relate un article qui vient d’être publié dans le Journal of Physiology.

Publicité

Le long de notre tube digestif existe un système nerveux dit entérique (SNE), composé de plus de 100 millions de neurones. En raison de son importance, il est souvent considéré par la communauté scientifique comme notre « second cerveau ». Il a comme principale mission de réguler les fonctions digestives, telles la motricité digestive, l’absorption des nutriments, ou le contrôle des fonctions de la barrière intestinale. Bien qu'il joue un rôle important dans la régulation de la prise alimentaire et du stockage des différents éléments qui la constituent, il n' est que très peu étudié.
C’est afin de pallier ce manque de connaissance sur le SNE, que Michel Neunlist, Raphaël Moriez et leurs collègues de l’Institut national de santé et de recherche médicale ont étudié son fonctionnement chez des souris. Ils ont ainsi découvert qu’un régime riche en graisses et en sucres agissait comme une fontaine de jouvence sur les neurones du SNE en empêchant leur destruction. Très vite, il y a surpopulation de ces neurones qui seraient alors trop efficaces et entraîneraient une accélération de la "vidange" gastrique. En fonctionnant toujours à plein régime, comme chez les jeunes souriceaux, le système s’emballerait et inciterait l’organisme à une prise alimentaire toujours importante en diminuant notamment les signaux de la satiété. Ces derniers sont censés augmenter avec l’âge, en raison de besoins nutritionnels moins importants. Sous l’effet neuroprotecteur des graisses et des sucres, notre organisme reste persuadé qu’il est jeune et continue à s’alimenter à plein régime, ce qui entraîne le développement de l’obésité.
Cette découverte pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouvelles approches nutritionnelles qui auraient comme objectif de mieux contrôler ce « second cerveau ».

Article écrit le 2012-01-23 par Olivier Frégaville-Arcas - Information hospitalière
Source: Communiqué de presse InsermAccéder à la source


Publicité

En savoir plus





: Sur le même thème...