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2012-02-24
Fil actus Santé

Tags: Stress -  cerveau -  glucocorticoïdes - 
État de stress post-traumatique : une inversion de l’activité du cerveau en cause - Fil actus Santé
État de stress post-traumatique : une inversion de l’activité du cerveau en cause

Face à un événement particulièrement stressant, chaque être humain a sa propre façon de réagir. Certains d’entre nous peuvent développer un état de stress post-traumatique (ESPT) qui induit des perturbations mémorielles empêchant la personne de réagir à bon escient. D’après des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), cet état serait dû notamment à une réponse biologique anormale qui entraînerait une inversion de l’activité normale d’encodage des souvenirs liés à la peur. C’est ce que révèle une étude parue dans la revue Science.

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C’est un fait : à l’instar des autres mammifères, l'être humain mémorise plus facilement les événements liés au stress que les évènements agréables. La raison principale de cette capacité est due au fait qu’elle permet la survie. Si on analyse le comportement de chacun, nous sommes loin de réagir tous de la même façon suite à une grande frayeur.

En effet, une partie de la population mondiale peut, suite à un stress violent, développer un ESPT. Cet état entraîne notamment une perturbation de la mémorisation faisant que par la suite, la personne serait incapable de réagir à une situation particulièrement stressante, ou prendrait peur alors que rien ne justifierait cette réaction.

Afin de comprendre ce phénomène, Pier-Vincenzo Piazza et Aline Desmedt du Neurocentre Magendie de Bordeaux ont analysé le comportement de souris qu’ils ont conditionnées pour anticiper une menace (choc électrique), en l’associant à un son particulier. En temps normal, les souris réagissent au choc électrique par une attitude peureuse, mais si ce dernier est précédé du son qui l'annonce, elle ne réagissent pas.

Sachant que la principale réponse au stress, chez les mammifères, est la production plus ou moins importante en fonction des individus d’hormones gluco-corticoïdes, les chercheurs ont décidé d’administrer cette protéine aux souris, après les avoir conditionnées, et juste avant une menace. Très vite, ils ont constaté que les rongeurs ne savaient plus comment réagir. Ils en ont donc déduit que l’ESPT était induit par une surproduction de gluco-corticoïdes.
En analysant par la suite le fonctionnement du cerveau de ces souris, ils ont constaté une réorganisation de l’activité cérébrale. Les rongeurs ne sont plus capables d’encoder correctement les souvenirs liés au stress, et ne savent donc plus réagir de façon normale.

Si elle était transposable à l’homme, cette découverte pourrait permettre, à terme, d’ouvrir la ...

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Article écrit le 2012-02-24 par Olivier Frégaville-Arcas - information hospitalière
Source: InsermAccéder à la source


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