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2012-04-04
Fil actus Santé

Tags: Cancer de la prostate -  HAS -  diagnostic précoce -  radiothérapie -  chimiothérapie - 
Cancer de la prostate : un dépistage contesté - Fil actus Santé
Cancer de la prostate : un dépistage contesté

Quitte à ne pas plaire aux urologues, dans un rapport d'orientation qui doit être rendu public ce jour, la Haute Autorité de santé (HAS) estime que le dépistage systématique du cancer de la prostate par un dosage PSA (antigène spécifique prostatique) chez les hommes de plus de 50 ans n’a pas d’intérêt, même si ceux-ci font partie des sous-populations à risque. Par ailleurs, elle souligne aussi les conséquences du sur-diagnostic, qui peuvent être désastreuses.

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Si depuis une dizaine d’années, les innovations thérapeutiques et le diagnostic précoce ont permis d’allonger l’espérance de vie des patients, le cancer de la prostate reste la troisième cause de mortalité par cancer chez l’homme, après 50 ans. Si le nombre de décès (8 790 l’année dernière) a certes diminué au cours de cette dernière décennie, son incidence, elle, a augmenté. En 2010, 71 500 nouveaux cas ont été diagnostiqués et plus de 300 000 Français souffrent d’un cancer de la prostate.

Actuellement, il existe différents traitements qui permettent de soigner ce cancer, comme la chirurgie, la radiothérapie, la curiethérapie (radiothérapie très ciblée), la thérapie hormonale, et parfois, la chimiothérapie. Assez souvent, les médecins ont recours à une combinaison de plusieurs de ces méthodes afin d’adapter le traitement au patient en fonction de son âge, de ses habitudes de vie, mais aussi de la nature du cancer et du stade auquel il a été diagnostiqué.

En 2010, la HAS avait déjà jeté un pavé dans la mare en estimant qu’aucune preuve scientifique ne permettait, en population générale, de montrer l’intérêt du dépistage PSA sur la mortalité et la morbidité. Toutefois, elle ne s’était pas penchée sur le cas spécifique des populations à risque. C’est chose faite et le verdict est le même : le dépistage systématique PSA est inutile.

Afin d’étayer leur position, les experts de la HAS se sont non seulement appuyés sur un certain nombre d’études, mais aussi sur plusieurs constats. Le premier, et non le moindre, est le fait qu’il est très difficile de définir les populations dites "à risque". Certes, il existe des formes familiales, mais de nombreux facteurs parfaitement identifiés peuvent être à l’origine du développement d’un cancer de la prostate. Toutefois, on ne connaît pas suffisamment les interactions entre ces ...

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Article écrit le 2012-04-04 par Olivier Frégaville-Arcas - Information hospitalière
Source: Communiqué de presse HASAccéder à la source


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(crédit photo : carcinome de la prostate ©Wikimédia)