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2012-07-30
Fil actus Santé

Tags: VIH/sida -  Antirétrovirus - 
VIH/sida : La prise précoce d’antirétroviraux pourrait permettre d’éviter le traitement à vie … - Fil actus Santé
VIH/sida : La prise précoce d’antirétroviraux pourrait permettre d’éviter le traitement à vie …

Principale note d’espoir de la 19e conférence internationale sur le sida qui a réuni, la semaine dernière à Washington, plus de 20 000 délégués de 190 pays, des chercheurs français ont découvert que la prise précoce d’antirétroviraux, dans les 10 semaines qui suivent la contamination, permet aux patients, des années plus tard, de contrôler la maladie sans traitement. L’étude de ce phénomène devrait permettre d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche pour lutter contre l’épidémie mondiale du sida.

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La Cohorte Visconti est sortie de l’ombre, en fin de semaine dernière, au cours d’une présentation qui a fait grand bruit outre- Atlantique, lors des dix-neuvièmes conférences internationales sur le sida. Composée de 15 patients séropositifs, elle est porteuse d’un nouvel espoir dans la lutte que mène la communauté scientifique internationale contre le VIH. L’essai mené en France, sous l’égide de Azier Saez-Cirion, de l'Institut Pasteur, avait pour objectif d'observer les effets sur l'organisme d’une prise très précoce des traitements antirétroviraux.
Quinze volontaires venant d’apprendre leur séropositivité et ayant été contaminés récemment (moins de 10 semaines), ont bénéficié d’une prise anticipée des médicaments à base d’antirétroviraux. En France, le consensus consiste à attendre que le nombre des cellules immunitaires tombe au-dessous de 500 par millimètre cube de sang, pour commencer le traitement. Ce dernier est prescrit "à vie" : jusqu'à présent, tout arrêt avait pour conséquence la perte du contrôle de la maladie.
Les travaux d’Azier Saez-Cirion et de ses collègues pourraient bien montrer que dans certaines conditions, le traitement pourrait être interrompu, sans préjudice pour le patient. Après plusieurs années de traitement et trois ans d’arrêt, onze des patients de la cohorte Visconti ont actuellement une charge virale indétectable et un niveau de lymphocytes T4 dans la norme. Ces derniers montreraient d’ailleurs de fortes similarités avec les fameux « VIH-Controllers », qui, sans traitement, résistent naturellement au VIH et arrivent à contrôler l’évolution de la maladie.
D’après les résultats présentés par les chercheurs français, les onze patients « Visconti » ont leur réservoir viral à un niveau particulièrement bas, ce qui signifierait que traiter plus tôt permettrait à l’organisme de mettre en place une stratégie de contrôle du virus sur le long terme, et ainsi, de limiter précocement sa propagation en empêchant la formation d'un réservoir viral ...

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Article écrit le 2012-07-30 par Olivier Frégaville-Arcas
Source: ANRS - AFPAccéder à la source


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