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2012-09-26
Fil actus Santé

Tags: benzodiazépines -  psychotropes -  Somnifères -  HAS - 
Sommeil des plus de 65 ans : la HAS entre en guerre contre l’utilisation systématique des somnifères - Fil actus Santé
Sommeil des plus de 65 ans : la HAS entre en guerre contre l’utilisation systématique des somnifères

Avec l’âge, le sommeil se fait plus léger, plus fractionné, et plus court. Ces modifications physiologiques, souvent mal interprétées, suscitent, en consultation, les plaintes de nombreuses personnes de plus de 65 ans. Face à ce constat, les praticiens sont souvent enclins à prescrire des somnifères, de façon quasi systématique. D’après la Haute Autorité de santé (HAS), cette pratique n’est pas bonne et la consommation chronique de benzodiazépines hypnotiques ou d'anxiolytiques pourrait bien être contre-indiquée dans plus de la moitié des cas.

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Tout au long de la vie, notre sommeil évolue. C’est d’autant plus vrai après 65 ans. Les nuits sont souvent plus courtes, les réveils plus fréquents, et le sommeil fractionné sur la journée, favorisant les siestes postprandiales. La raison principale de ces changements est souvent propre à notre organisme, et d’origine physiologique. C’est pour cette raison qu’en 2006, la Haute Autorité de santé (HAS) avait élaboré plusieurs recommandations et outils à l’intention des médecins généralistes, des gériatres, des psychiatres et des pharmaciens, pour réduire les prescriptions systématiques de somnifères chez les personnes âgées.

Force est de constater que 6 ans plus tard, les pratiques n’ont pas changé, et que la France peut faire état d' une consommation de ce type de produits trois à cinq fois supérieure à celles d'autres pays européens. Plus d’un tiers des plus de 65 ans, soit trois millions et demi de Français, consomment de manière chronique des benzodiazépines hypnotiques ou des anxiolytiques. Pourtant, la prise de ces traitements n’a rien d’anodin. En effet, elle peut entraîner dépendance, pertes de mémoire, et chutes.

Dans un rapport rendu public en ce début de semaine, les experts de la HAS estiment que chaque plainte liée à un manque de sommeil chez les plus de 65 ans doit faire l’objet d’un véritable entretien pour déterminer la cause exacte de ces troubles nocturnes. Seulement 20 % des cas relèvent de l’insomnie et nécessitent réellement la prise de somnifères sur une courte durée (de quelques jours à 4 semaines). C’est pour cette raison que dès à présent sont mis à disposition des praticiens des agendas du sommeil, des arbres décisionnels et des questionnaires d’attachement aux benzodiazépines et aux psychotropes. L'objectif de ces nouvelles recommandations est de permettre aux professionnels de santé de faire la distinction entre insomnie réelle et ...

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Article écrit le 2012-09-26 par Olivier Frégaville-Arcas _ Information hospitalière
Source: HASAccéder à la source


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