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2012-10-05
Pratique médicale

Tags: Polyarthrite rhumatoïde -  maladie de Crohn -  interleukine -  inflammation - 
Polyarthrite rhumatoïde : vers une nouvelle voie thérapeutique ?  - Pratique médicale
Polyarthrite rhumatoïde : vers une nouvelle voie thérapeutique ?

D’après une étude publiée dans la dernière édition de la revue PLoS Biology, des chercheurs français auraient mis en évidence une protéine, l’interleukine 26 (IL26), à l‘origine de l’inflammation, principal symptôme de la polyarthrite rhumatoïde (PR). Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques afin de retarder l’apparition de la maladie, voire de la guérir.

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France, avec une très nette prédilection pour les femmes (3 fois plus). Très invalidante et douloureuse, cette pathologie entraîne la déformation de certaines articulations. Dans les premiers temps de la maladie, le patient déclenche une réaction inflammatoire qui s’aggrave au cours du temps.

Pendant 5 ans, Yves Delneste et Pascale Jeannin, chercheurs au sein d'une équipe de recherche mixte Inserm/Université d’Angers (« Immunité innée et immunothérapie » du centre de recherche en cancérologie Nantes-Angers), ont tenté de percer les mystères des phases précoces de la polyarthrite rhumatoïde (PR). L’objectif de ces travaux était la découverte de nouvelles voies thérapeutiques pour ralentir le processus menant à l’apparition de l’inflammation.

Après avoir analysé la littérature scientifique sur les différentes maladies chroniques inflammatoires, les chercheurs ont émis l’hypothèse selon laquelle l’interleukine 26, protéine de la famille de la cytokine IL10, surexprimée dans la maladie de Crohn, pouvait être à l’origine de la réaction inflammatoire, et impliquée dans d’autres maladies du même type, telles que la PR.

Après des années de recherche, Yves Delneste et Pascale Jeannin ont réussi à valider leur postulat et à démontrer qu’en effet, l’IL26 jouait un rôle clé dans la réaction inflammatoire à l’origine de la PR. Ils ont ainsi constaté de plus fortes concentrations d’IL26 dans le plasma sanguin chez les patients atteints par cette maladie chronique, que chez les personnes saines. Par ailleurs, en étudiant le liquide synovial, les chercheurs ont constaté des différences encore plus importantes quant à la présence de cette protéine.

En dévoilant un des éléments précoces de la réaction inflammatoire dans la PR, nos deux scientifiques angevins espèrent ouvrir la voie à de nouvelles pistes de recherche thérapeutique permettant de retarder l’apparition des premiers symptômes de cette maladie…

Article écrit le 2012-10-05 par Olivier Frégaville-Arcas _ Information hospitalière
Source: EurekalertAccéder à la source


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