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2012-10-29
Revue de presse

Tags: VIH/sida - 
La diffusion neutronique aide aux développements des nouveaux traitements pour les personnes atteintes du HIV - Revue de presse
La diffusion neutronique aide aux développements des nouveaux traitements pour les personnes atteintes du HIV

Des expériences de diffusion neutronique ouvrent de nouvelles perspectives quant à l'origine des effets secondaires d'un médicament antifongique prescrit dans le monde entier. L'analyse effectuée par des scientifiques au King's College de Londres et à l'Institut Laue-Langevin à Grenoble, publiée dans la revue Scientific Reports, fait suite à 40 ans de débats et pourrait aider les sociétés pharmaceutiques à réduire ces complications graves.

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Quel que soit l'endroit où l'on se trouve, l'air respiré contient des spores fongiques. Bien qu'ils provoquent occasionnellement des allergies, de l'asthme ou des irritations cutanées, dans la grande majorité des cas le problème est réglé par le système immunitaire.

Néanmoins, pour les individus dont le système immunitaire est déjà affaibli, comme les malades atteints du HIV, ceux qui viennent de subir une chimiothérapie ou les victimes de brûlures sévères, le risque est beaucoup plus important.

Traitement avec l'Amphotéricine B

Actuellement, le traitement le plus efficace est un antibiotique appelé Amphotéricine B (AmB), développé dans les années 1950, qui attaque les cellules fongiques. On observe que 80-95% des patients vulnérables décèdent suite à une infection fongique. Avec ce traitement le taux de mortalité tombe en dessous de 30%.

Cependant, au cours des 20 dernières années, on a assisté à une augmentation drastique des cas de champignons développant une résistance aux antibiotiques. Il a fallu prescrire de plus fortes doses d'AmB, avec pour conséquence inattendue l'apparition d'effets secondaires graves et parfois mortels. Des tests ont montré qu'avec l'augmentation de ces doses, près de 50% des patients souffraient d'une forme d'intoxication des reins. Dans une étude, 15% des patients sous AmB ont dû subir une dialyse des reins. Dans des cas plus rares, l'AmB a même entraîné une insuffisance complète des reins, du foie et même du cœur.

L'explication couramment admise est que l'AmB en tant qu'antibiotique se combine avec des molécules de la membrane cellulaire pour former des trous en forme de canaux qui permettent au matériel cellulaire de s'échapper ou de laisser entrer des substances nocives, tuant ainsi la cellule.

Alors que les membranes fongiques contiennent de l'ergostérol, les membranes cellulaires animales, dont les nôtres, contiennent du cholestérol. On pense que l'AmB réagit plus facilement avec l'ergostérol pour former ces trous ...

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Article écrit le 2012-10-29 par Neutrons for science
Source: communiqué de presse Institut Laue-Langevin

Mots clés: VIH/sida


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