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2012-12-03
Fil actus Santé

Tags: cancer , VIH/sida -  trithérapie -  antirétroviraux - 
VIH/sida : le cancer comme première cause de mortalité - Fil actus Santé
VIH/sida : le cancer comme première cause de mortalité

On ne meurt plus du sida. Tel est le message que les associations ont tenté de faire passer à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, qui a lieu samedi dernier. Les dernières études épidémiologiques publiées dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’institut de veille sanitaire pourraient leur donner raison. En effet, en 2010, la première cause de décès des patients infectés par le VIH en France est le cancer.

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instituts français de recherche ont publié un certain nombre de résultats tant au niveau de la recherche que des données épidémiologiques. Dans le lot, une étude financée par l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) et menée par des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en association avec divers établissements de santé, montre qu’en 2010, seul, un quart des décès chez les personnes séropositives sont dus aux suites au sida (maladies opportunes, baisse des défenses immunitaires, etc.). Grâce à l’arrivée des trithérapies et des traitements antirétroviraux, en dix ans, le nombre de morts chez les personnes infectées liées à la maladie ont diminué de moitié.
A contrario, les décès suite à un cancer dans cette population ont largement progressé pour atteindre un tiers des causes de mortalité en 2010. Toutefois d’après les chercheurs, toutes les survenues de cancer ne sont pas imputables au VIH. Si la majorité (88 %) a un lien direct avec la maladie, c’est le cas des lymphomes et des cancers liés aux virus des hépatites virales comme les cancers du foie, 22 % ont de causes similaires à celles observées en population générale.
Par ailleurs, en raison d’une meilleure qualité de vie, d’une meilleure prise en charge et d’une espérance de vie proche de celle des séronégatifs, les personnes infectées par le VIH décèdent de pathologies communes, telles que les maladies cardiovasculaires.
En conclusion de leur étude, les chercheurs de l’Inserm estiment que le monde médical doit s’adapter à cette évolution positive de la prise en charge. Il est donc nécessaire de mettre en place des consultations pluridisciplinaires et ne plus tout axer sur le VIH…

Article écrit le 2012-12-03 par Olivier Frégaville-Arcas _ information hospitalière
Source: BEH InVSAccéder à la source


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