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2012-12-04
Politique de Santé - Santé publique

Tags: Bronchiolite -  kinésithérapeute - 
Bronchiolite : la kiné n’a plus le vent en poupe… - Politique de Santé - Santé publique
Bronchiolite : la kiné n’a plus le vent en poupe…

En cas de bronchiolite, un des premiers réflexes des médecins traitants est d’envoyer les jeunes parents chez un kinésithérapeute pour que ce dernier aide le nourrisson à respirer en évacuant le mucus qui encombre ses bronches. Cette pratique pourrait bien être inutile et occasionner plus de complications que d’améliorations pour l’enfant. C’est ce que révèle un article paru dans le dernier numéro de la revue médicale Prescrire.

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La bronchiolite est une infection virale contagieuse touchant les petites bronches du nourrisson et du jeune enfant. Chaque année en hiver, on estime que 30 % des enfants de moins de deux ans en sont atteints. Pour réduire les risques de contamination, il suffit de se laver régulièrement les mains, d’aérer quotidiennement la chambre de l’enfant et de réduire le plus possible le contact avec des personnes malades. Si les complications sont rares, les symptômes, tels que la gêne respiratoire et les sifflements, sont particulièrement spectaculaires et peuvent inquiéter les jeunes parents. Dès l’apparition de ces premières manifestations, il est conseillé de consulter son médecin traitant. Afin d’éviter les longues attentes aux urgences, il est souvent prescrit une ou plusieurs séances de kinésithérapie respiratoire pour aider l’enfant à expectorer le trop plein de mucus, et respirer.

D’après la revue médicale indépendante Prescrire, cette pratique, utilisée en France et dans plusieurs pays européens francophones comme traitement standard des bronchiolites, serait tout simplement inutile et engendrerait plus de complications que de bien-être pour l'enfant.

Pour en arriver à ces conclusions, un collectif de médecins et de chercheurs mandaté par la revue spécialisée, a étudié une dizaine d’études qui portaient sur 891 nourrissons hospitalisés pour des bronchiolites. Les premiers résultats montrent que la kinésithérapie respiratoire ne permet pas d’accélérer le processus de guérison de l’enfant et n’évite pas forcément le passage aux urgences. Toutefois, les praticiens reconnaissent que cette pratique médicale permet, ne serait-ce que quelques heures, d’améliorer la respiration des nourrissons...

Si elle n'est pas pratiquée, la kinésithérapie respiratoire peut être à l’origine de quelques complications, telles que des fractures des côtes. Estimant que les risques sont plus importants que les bienfaits, la revue Prescrire s’interroge sur l’utilité de cette pratique …

Article écrit le 2012-12-04 par Olivier Frégaville-Arcas _ Information hospitalière
Source: Prescire - AFPAccéder à la source


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