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2012-12-18
Politique de Santé - Santé publique

Tags: prothèse -  PIP - 
Implants mammaires PIP : un an après … seule une prothèse sur deux retirée - Politique de Santé - Santé publique
Implants mammaires PIP : un an après … seule une prothèse sur deux retirée

Devant les potentiels risques encourus par les femmes porteuses de prothèses mammaires défectueuses de la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP), le gouvernement de l’époque et les autorités sanitaires avaient décidé de rembourser l’explantation. Un an plus tard, un peu moins de la moitié des 30 000 implants concernés ont été retirés, bien que de nombreuses femmes se disent inquiètes de porter en elle des implants contenant un gel frauduleux.

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D’après les dernières données recueillies par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), 14 300 femmes s'étaient fait explanter leurs prothèses PIP à fin du mois d’octobre dernier. Soit un an après que les autorités sanitaires, motivées par les risques élevés de ruptures, aient pris la décision de rembourser intégralement l’opération. Toutefois, il a été montré par plusieurs études que le gel contenu dans les implants PIP, bien qu’impropre à une utilisation médicale, n’augmentait pas les risques de survenue de cancer ou de lymphome.

Concernant le taux de ruptures de nombreux travaux scientifiques ont montré qu’il était largement plus élevé que la normale. Ainsi, des chercheurs français ont observé qu’il était de 13 % au bout de 4 ans. Des études menées au Royaume-Uni et aux Pays Bas ont même fait le constat de taux de ruptures quatre fois plus élevés que pour les autres implants de marques différentes. Soit entre 25 % à 30 % de prothèses PIP qui rompent au bout de dix ans. Par ailleurs, certains chirurgiens ont évoqué des cas de réactions inflammatoires chez certaines femmes en raison du gel utilisé.

Au delà de l’impact direct sur la santé du port des prothèses mammaires PIP, les associations de victimes ont mis en avant l’apparition de maladies psychosomatiques. En effet, un nombre croissant de femmes implantées se disent?? angoissées et stressées. En cause, le risque élevé de rupture et l’inquiétude de développer ultérieurement un cancer ou un lymphome, malgré les études rassurantes sur ce point. Afin de soulager ces patientes, le directeur de l’ANSM, Dominique Maraninchi, cancérologue de son état, a tenu à confirmer que la politique de retrait se poursuivrait, même si actuellement aucune preuve tangible ne confirme de risques.

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Article écrit le 2012-12-18 par Olivier Frégaville-Arcas _ Information hospitalière
Source: ANSMAccéder à la source


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