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2013-01-21
Actualité médicale

Tags: Diabète -  maladies auto-immune -  flore intestinale -  testostèrone - 
Maladies auto-immunes : des bactéries de la flore intestinale joueraient un rôle protecteur pour l’organisme - Actualité médicale
Maladies auto-immunes : des bactéries de la flore intestinale joueraient un rôle protecteur pour l’organisme

Pour la première fois, des chercheurs canadiens ont montré qu’il existait des différences significatives entre les flores intestinales des hommes et des femmes, qui pourraient expliquer que ces dernières soient plus sujettes à certaines maladies auto-immunes, telles que le lupus, la sclérose en plaques (SEP), la polyarthrite ou le diabète. C’est ce que révèle une étude publiée dans le dernier numéro de la revue Science.

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En étudiant la survenue et l’évolution de certaines maladies auto-immunes, Jayne Danska et ses collègues de l’hôpital des enfants malades de Toronto, ont découvert qu’il était possible de ralentir, voire de bloquer la progression d’un diabète insulino-dépendant chez des enfants qui présentent un risque génétique élevé, en jouant sur la composition de leur flore intestinale.

Des travaux menés sur des souris(NOD1) génétiquement modifiées pour développer un type particulier de maladies auto-immunes, ont permis de montrer que l’exposition à certains microbes et à certaines hormones sexuelles (testostérone, par exemple) avaient un impact sur la survenue des maladies auto-immunes. Alors qu’une première expérience a permis d’établir que 85 % des femelles NOD1 étaient, à terme, atteintes par la maladie, une seconde étude a permis de constater qu’il était possible, en colonisant leur tube digestif avec des bactéries prélevées dans la flore intestinale de rongeurs mâles, de réduire de plus de 60 % les risques de survenue de la maladie. Par ailleurs, les chercheurs ont constaté qu’en modifiant la flore digestive des femelles, ils augmentaient, chez ces dernières, la production de testostérone dans l’organisme. Pour l’équipe de Jayne Danska, c’est bien la surproduction d’hormones sexuelles masculines chez la souris femelle, qui joue un rôle protecteur contre le développement des maladies auto-immunes.

Si de nombreux mécanismes restent encore à élucider, cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques pour prévenir l’apparition de certaines maladies auto-immunes.


Article écrit le 2013-01-21 par Olivier Frégaville-Arcas _ Information hospitalière
Source: Eurekalert Accéder à la source


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