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2013-02-28
Fil actus Santé

Tags: contraction -  pilules -  patch - 
Patch contraceptif : un autre scandale sanitaire à l’horizon ?   - Fil actus Santé
Patch contraceptif : un autre scandale sanitaire à l’horizon ?

Les patchs contraceptifs seraient-ils aussi, voire plus dangereux pour la santé des femmes que les pilules de 3e ou 4e générations ? C’est en tout cas l’avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Dans un communiqué paru ce matin, l’organisme met en garde contre l’utilisation du patch contraceptif Evra qui doublerait le risque de thrombose veineuse, et recommande la prescription des pilules de 2e génération.

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A quel contraceptif se vouer ? Après la découverte, en décembre dernier, de risques thrombo-emboliques causés par la prise de pilules des 3e et 4e générations, le syndicat national des gynécologues et obstétriciens français (Syngof) avait mis en garde, en janvier, contre l’utilisation de certains patchs, de nombreux experts estimant qu’ils pouvaient engendrer, pour la santé, les mêmes effets que les pilules.

Alertée, l’ANSM s’est procuré et a analysé une publication récente de l’Agence européenne du médicament. Publiés ce jour, les résultats de ces travaux donnent en partie raison aux gynécologues obstétriciens. Selon le point d’information de l’organisme de santé, le patch Evra entraînerait un risque de thrombose veineuse presque deux fois plus élevé que ne l'induirait une pilule de 2e génération contenant du lévonorgestrol. Commercialisé en 2002, le patch Evra permet d’administrer des estrogènes et progestatifs par voie transdermique. Ce mode de contraception, peu contraignant, est surtout utilisé par les femmes âgées de 18 à 45 ans.

Toutefois, la fréquence des incidents graves reste très faible. Les spécialistes l’estiment à 1cas pour 1 000 à 10000 femmes prenant ce type de contraceptif. L’ANSM souligne aussi le manque d’informations et de travaux de recherche concernant l’impact des patchs sur la santé des femmes. Par principe de précaution, l’organisme recommande aux praticiens concernés de privilégier la pilule de 2e génération en première intention, et souhaite que des études soient menées sur le type de contraceptif incriminé. En attendant, pour les spécialistes, rien ne justifie un arrêt brutal du traitement. Il est donc conseillé aux femmes qui utilisent le patch Evra d’en parler avec leur gynécologue lors du renouvellement, afin d’envisager la possibilité de changer de méthode contraceptive… Affaire à suivre…

Article écrit le 2013-02-28 par Olivier Frégaville-Arcas _ Information hospitalière
Source: ANSMAccéder à la source


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