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2013-07-11
Fil actus Santé

Tags: cancer de la prostate -  PSA - 
Cancer de la prostate : sur-traitement avéré en France… - Fil actus Santé
Cancer de la prostate : sur-traitement avéré en France…

Le nombre de Français atteints d’un cancer de la prostate sur-diagnostiqués ou sur-traités serait non négligeable. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la recherche médicale et de la santé (Inserm), dont les résultats sont publiés dans la dernière édition de la revue Cancer Epidemiology.

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Chaque année, plus de 40 000 Français sont touchés par un cancer de la prostate, ce qui en fait le premier cancer chez l’homme. Il est d'autant plus facile à traiter qu'il est précocement détecté. Au-delà d’un certain stade, les traitements standards permettent surtout d’améliorer la survie du patient, qui, à terme, est condamné. Selon les dernières données épidémiologiques, un homme sur 9 devrait, au cours de sa vie, développer une forme clinique de cette maladie. Si cette tumeur spécifiquement masculine n'apparaît que rarement avant 50 ans, les spécialistes conseillent de se faire dépister régulièrement dès 60 ans, âge à partir duquel les cas deviennent plus fréquents.

Bien que tous les spécialistes s’accordent sur le fait qu’un diagnostic précoce est un gage de rémission, plusieurs études récentes ont montré que, suite à un examen décelant des cellules tumorales au niveau de la prostate, prés d’un tiers des patients est à tort orienté vers un ou une combinaison des traitements standards : chirurgie, radiothérapie ou chimiothérapie.

C’est ce phénomène que confirme Cyrille Delpierre et ses collaborateurs. En effet, pour ces chercheurs de l’Inserm l’utilisation généralisée du test PSA en France dans la prise en charge du cancer de la prostate conduit certes à la précocité du diagnostic mais ne permet pas de faire la distinction entre un cancer agressif à traiter au plus vite et une tumeur à évolution lente à surveiller. Plus inquiétant, ce type d’examen détecterait plus facilement les cancers ne nécessitant pas la mise en place d’une stratégie thérapeutique immédiate. C’est notamment pour cette raison que le nombre de français sur-diagnostiqués ou sur-traités explose dans notre pays.

Face à ce constat, l’équipe de Cyrille Delpierre, qui a étudié les dossiers médicaux de plus de 1 840 patients, souligne l’importance de combiner plusieurs type de tests pour diagnostiquer un ...

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Article écrit le 2013-07-11 par Olivier Frégaville-Arcas _ Information hospitalière
Source: InsermAccéder à la source


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( crédit photo : Adénocarcinome de la prostate © wikimedia commons)