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2014-06-10
Fil actus Santé

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Découverte d'un marqueur de la dépression ?  - Fil actus Santé
Découverte d'un marqueur de la dépression ?

Des chercheurs canadiens ont mis au jour une petite molécule exclusivement présente dans l’organisme des humains et des primates, qui permettrait de détecter les personnes dépressives. Cette découverte pourrait permettre d’adapter les traitements et de mieux prendre en charge les patients. C’est ce que suggère une étude publiée dans la dernière édition de la revue Nature Medicine.

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Trouble de l’humeur entraînant perte d’espoir, de motivation ou d'élan vital, la dépression toucherait chaque année un peu plus de 3 millions de Français âgés de 15 à 75 ans, soit un peu plus de 8 % de la population. Si la plupart des spécialistes s’accordent sur le fait que la dépression clinique regroupe un certain nombre de symptômes (inquiétude, perte d’attention, troubles de la mémoire et du sommeil, etc.), les causes en sont multiples et les mécanismes peu connus. Dans les cas les plus graves, cette pathologie peut conduire au suicide.

Malheureusement, si chez certaines personnes, l’état dépressif ne fait aucun doute, chez beaucoup d’autres, il est difficile à diagnostiquer. Afin d’identifier un marqueur de cette affection, Gustavo Turecki et ses collaborateurs de l’Université McGill et de l’Institut Douglas, ont comparé les tissus cérébraux de personnes diagnostiquées dépressives avec ceux de sujets sains. Ils ont notamment analysé les teneurs en protéines de ces échantillons, et ont ainsi découvert que les niveaux d’expression d’une micromolécule, connue sous le nom de miR-1202, pourraient permettre non seulement d’identifier les personnes potentiellement dépressives, mais aussi, de mieux cibler les traitements.

En effet, en fonction de l’antidépresseur pris par les patients et de son impact sur la santé mentale de ces derniers, les chercheurs ont révélé une modification considérable de la concentration en miR-1202 dans le cerveau. Ainsi quand le niveau de cette molécule augmente, c’est que la stratégie thérapeutique est gagnante, le malade se sentant moins déprimé…

Pour l’équipe de Gustavo Turecki, il ne fait aucun doute que cette découverte devrait permettre d’ouvrir la voie à de nouvelles pistes efficientes de recherche dans le traitement des dépressions… Affaire à suivre…

Article écrit le 2014-06-10 par Olivier Frégaville-Arcas _ Information hospitalière
Source: Nature medicineAccéder à la source


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