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2004-02-02
Actualité médicale

Tags: choc -  cancer - 
Le choc du cancer - Actualité médicale
Le choc du cancer

L'annonce d'un cancer provoque chez la personne atteinte des réactions physiologiques similaires à celles que déclenche un danger menaçant comme une agression ou une explosion : la pression artérielle augmente, les pupilles se dilatent, le rythme cardiaque s'accélère, les muscles se gonflent.

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L'annonce d'un cancer provoque chez la personne atteinte des réactions physiologiques similaires à celles que déclenche un danger menaçant comme une agression ou une explosion : la pression artérielle augmente, les pupilles se dilatent, le rythme cardiaque s'accélère, les muscles se gonflent.
Face au péril, le système nerveux sympathique et les glandes surrénales libèrent un flot d'hormones qui nous préparent à combattre le danger ou à le fuir. Dans le cas d'un cancer, la menace vient de l'intérieur et il est impossible d'y faire face par les armes traditionnelles du combat et encore moins de fuir.
Les séquelles d'une annonce traumatisante peuvent être importantes voire permanentes comme c'est la cas de 5% des femmes à qui l'on a annoncé un cancer du sein et peuvent se manifester par une hyperactivité, des signes de dépression, des troubles du sommeil et de l'attention.
C'est ce que les chercheurs ont nommé la mémoire traumatique. En situation d'alerte, la mémoire devient plus perméable aux éléments environnants afin d'enregistrer les conditions du danger. Il s'agirait d'une habileté adaptative de survie permettant d'éviter ce même danger lorsqu'il se présente de nouveau.
Un stress aigu laisse des traces indélébiles dans la mémoire traumatique, favorisées par un haut degré d'adrénaline et un faible taux de cortisol, deux hormones libérées par les surrénales. Outre les hormones, le stress post-traumatique met en cause trois centres nerveux. D'abord l'amygdale, siège de la mémoire émotionnelle (et traumatique), provoque le sentiment de peur. Puis l'hippocampe fournit des repères visuels permettant ensuite au cortex préfrontal de tempérer la réponse de fuite.
Pour le Dr Bergeron, chargé d'enseignement clinique au Département de psychiatrie et psychiatre à l'Hôtel-Dieu du CHUM et responsable de l'étude, il est donc essentiel que les cliniciens tiennent compte de ces données lorsqu'ils doivent annoncer une nouvelle traumatisante comme ...

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Article écrit le 2004-02-02 par
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Mots clés: choc cancer


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