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2007-03-04
Actualité médicale

Tags: theorie -  empaquetage -  ADN -  bacteriophages - 
Nouvelle théorie pour l'empaquetage de l'ADN dans les bactériophages - Actualité médicale
Nouvelle théorie pour l'empaquetage de l'ADN dans les bactériophages

Les bactéries peuvent, elles aussi, être infectées par des virus, appelés alors (bactério)phages. Ces phages sont généralement spécifiques d'une bactérie et conduisent à sa destruction. Ils sont donc potentiellement intéressants pour la lutte antibactérienne.

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Tel un virus cellulaire, le phage introduit son matériel génétique dans la bactérie où il est répliqué et traduit, conduisant ainsi à la néo-synthèse de virions. La capside du phage est d'abord formée puis l'ADN phagique doit être empaqueté dans cette "coquille". Ceci est possible grâce à une structure circulaire de la capside : le connecteur. Pendant longtemps, les scientifiques sont partis du principe que ce connecteur tournait pour permettre l'entrée de l'ADN dans la capside. Une équipe internationale de chercheurs, parmi lesquels Thorsten Hugel et le Prof. Jens Michaelis du Centre de Nanosciences (CeNS) de l'Université Ludwig Maximilian, est maintenant en mesure de réfuter cette hypothèse. Le matériel génétique du phage est poussé petit à petit dans la capside par le connecteur qui, alternativement, se contracte puis s'allonge. L'étude a aussi montré que l'énergie nécessaire à ce mouvement était fournie par un moteur moléculaire des plus efficaces.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont fusionné un marqueur coloré au connecteur, leur permettant de visualiser son orientation ainsi que ses modifications possibles. Parallèlement, ils ont pu marquer l'ADN phagique à empaqueter avec une particule magnétique et ainsi observer sa trajectoire. Grâce à ce défi technique original, l'équipe est en mesure d'exclure la rotation du connecteur avec une probabilité de plus de 99%.

On sait cependant que le matériel génétique doit être empaqueté de manière très compacte dans la capside, de sorte que la pression soit suffisante pour une injection future de cet ADN dans une bactérie. Or ceci n'est possible que grâce à un moteur moléculaire puissant dont le connecteur ferait partie intégrante. Cette équipe a ainsi montré la présence d'ATPases, enzymes hydrolysant l'ATP, associées en anneau avec le connecteur et apportant l'énergie nécessaire au mouvement mécanique. Le transfert d'ADN apparaît cyclique : toutes les ATPases ne libèrent ...

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Article écrit le 2007-03-04 par auteur
Source: BE Allemagne numéro 324 (1/03/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41512.htm Accéder à la source

Mots clés: theorie empaquetage ADN bacteriophages


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