Publicité
Accueil > Actualité médicale >
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application


Partenaires


Publicité

2007-04-05
Actualité médicale

Tags: nanomedicaments -  profilent -  horizon - 
Les nanomédicaments se profilent à l'horizon - Actualité médicale
Les nanomédicaments se profilent à l'horizon

Au début du XXè siècle, le savant allemand Paul Ehrlich, prix Nobel de médecine 1908 et considéré comme le père de la chimiothérapie, rêvait déjà du "magic bullet" susceptible d'acheminer un médicament de manière spécifique vers son site d'action. Aujourd'hui, grâce au développement des nanotechnologies qui ont permis de proposer le concept de vectorisation des médicaments, ce rêve est proche de la réalité. Directeur de l'Unité "Physico-chimie, pharmacotechnie et biopharmacie" (Université Paris XI/CNRS) et professeur à l'Université Paris-Sud, Patrick Couvreur, qui fut le premier à introduire le concept de vecteur nanoparticulaire biodégradable pour l'administration de molécules pharmacologiquement actives, rappelle quelques-unes des avancées récentes de son équipe qui ont conduit notamment à la création de la start up Bioalliance Pharma. Propos recueillis par Jean-François Desessard.

Publicité

BE France - En quoi les nanotechnologies, dont on parle de plus en plus, devraient permettre de concevoir les médicaments de demain que l'on appelle désormais les nanomédicaments ?

Patrick Couvreur - Grâce aux nanotechnologies, nous allons pouvoir insérer ou encapsuler une molécule biologiquement active dans un nanovecteur et s'affranchir ainsi des propriétés physico-chimiques du médicament. Ce qui va alors déterminer la distribution de ce nanovecteur et de son contenu, ce sont uniquement ses caractéristiques physico-chimiques et non plus celles de la molécule active . D'où la possibilité de contrôler et de maîtriser la distribution du médicament, tant au niveau tissulaire que cellulaire ou sub-cellulaire.

Une fois injectés ces nanovecteurs, issus des nanotechnologies dites de "première génération", vont tous aller se fixer au niveau du foie. Après leur injection, des protéines plasmatiques vont en effet s'y adsorber, donnant ainsi à la surface de ces nanovecteurs une véritable signature moléculaire. Or les macrophages du foie disposent de récepteurs capables de reconnaître ces protéines plasmatiques. C'est la raison pour laquelle tous ces nanovecteurs se fixent au niveau du tissu hépatique.

BE France - Vous avez utilisé un anti-cancéreux nanovectorisé sur des souris chez lesquelles vous aviez induit des métastases hépatiques. Quels ont été les résultats ?

Patrick Couvreur - Nous avons en effet utilisé la doxorubicine, un médicament anti-cancéreux, certes efficace mais qui entraîne un effet secondaire majeur, une insuffisance cardiaque. Aussi avons-nous inséré cet anticancéreux à l'intérieur de nanosphères conçues à base d'un polymère biodégradable. Or quand on injecte entre 5 et 7,5 milligrammes par kilo de cet anti-cancéreux, sous une forme non vectorisée, on observe, certes, des effets, mais certaines souris meurent du fait de la toxicité du médicament.

En revanche, la même expérience, réalisée a l'aide de 2,5 milligrammes par kilo de cet anti-cancéreux inséré dans le nanovecteur permet de réduire ...

Page suivante (2 / 3)

Article écrit le 2007-04-05 par auteur
Source: BE France numéro 190 (3/04/2007) - ADIT / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42119.htm Accéder à la source

Mots clés: nanomedicaments profilent horizon


Publicité

En savoir plus




: Sur le même thème...