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2001-07-04
Pratique médicale

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Quelle place pour les défibrillateurs cardioverteurs implantables ? - Pratique médicale
Quelle place pour les défibrillateurs cardioverteurs implantables ?

La mort subite d'origine cardiaque touche en France environ 40 000 personnes par an. Le constat est sombre : moins de 5% des patients présentant un arrêt cardio-circulatoire sont réanimés avec succès car ces accidents surviennent rarement dans un lieu où un traitement efficace peut être rapidement initié. Face à ce problème majeur de santé publique, l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé a rédigé, à la demande de son conseil scientifique, un rapport actualisant celui de 1997, intitulé “ Les défibrillateurs cardioverteurs implantables”.

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La majorité des morts subites d'origine cardiaque proviennent de troubles sévères du rythme des ventricules cardiaques appelés arythmies ventriculaires malignes. Ces troubles apparaissent le plus souvent chez des patients souffrant d'angine de poitrine ou d'infarctus du myocarde.

Les solutions apportées à la mort subite comportent deux volets. Le premier, consistant à raccourcir le délai de prise en charge des patients ayant présenté un arrêt cardiocirculatoire, comprend l'organisation des structures mobiles d'urgence et l'éducation de la population aux premiers secours avec la mise à disposition d'appareils de choc cardiaque semi-automatique. Le deuxième volet est celui de la prévention, classiquement réalisée par l'utilisation de médicaments antiarythmiques. Actuellement, l'association de l'amiodarone à un bêtabloquant représente le traitement médicamenteux de référence de ces patients à risque.

L'efficacité partielle de ces solutions a motivé le développement d'un défibrillateur cardiaque, implanté chez le patient, déclenchant un choc électrique dès l'apparition du trouble du rythme. Actuellement, ces appareils portent le nom de défibrillateurs cardioverteurs implantables ventriculaires car en plus de la fonction de défibrillation, ils associent la fonction de cardioversion qui permet de délivrer, comme les stimulateurs cardiaques, des stimulations électriques faibles.

Dans ce contexte, l'ANAES a évalué, à partir des grandes études internationales, dont le critère de jugement principal était la mortalité globale, le bénéfice du défibrillateur en comparaison aux alternatives médicamenteuses. Cette évaluation a concerné autant le patient à haut risque (prévention primaire) que celui qui a déjà subi un arrêt cardiaque ou une arythmie ventriculaire maligne (prévention secondaire).

En terme d'efficacité clinique, le rapport souligne que les patients traités en prévention secondaire par implantation d'un défibrillateur cardioverteur implantable ont vu leur risque de décès à 2 ans diminué de 24 à 40 % par rapport aux patients suivis uniquement par un traitement médicamenteux.

Pour les patients traités en prévention primaire, un ...

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Article écrit le 2001-07-04 par HAS - Haute Autorité de la Santé
Source: HAS - Haute Autorité de la SantéAccéder à la source


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