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2007-09-13
Actualité médicale

Tags: Jouer -  musique -  jouer -  cerveau - 
Jouer de la musique... et jouer sur le cerveau - Actualité médicale
Jouer de la musique... et jouer sur le cerveau

Notre cerveau possède une capacité d'adaptation étonnante, permettant à tout pianiste néophyte de générer, après 20 minutes seulement de pratique de l'instrument, des connections nerveuses entre les régions cérébrales de l'ouïe, de la perception sensorielle et du mouvement. La plasticité du système auditif, avec pour exemple celui de la musique, fera ainsi l'objet d'une des conférences du 80ème congrès de la société allemande de neurologie (DGN), qui se tiendra du 12 au 15 septembre à Berlin.

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Dans le cadre de la pratique d'un instrument à haut niveau, le système nerveux touche à ses propres limites, souligne le Professeur Eckart Altenmüller, neurologue à l'Institut de physiologie de la musique et de médecine du musicien d'Hannovre. Les musiciens s'exerçant à des séries de mouvements complexes soumettent leur ouïe à une attention de tous les instants. Ainsi lorsque ce sens gagne en précision, sa région cérébrale associée se développe et gagne du terrain.

Fort heureusement, cette capacité du cerveau à se modifier n'est pas cantonnée à une période donnée de notre existence mais est préservée tout au long de notre vie. Pour un pianiste adulte débutant, les vingt premières minutes d'exercices suffisent à induire des ramifications entre différentes régions de son cerveau. Après 5 semaines, le processus d'adaptation à cette nouvelle pratique continue sa course : une activation des régions du cerveau qui commandent la main est observée, lorsque le sujet écoute simplement de la musique, et l'activation des régions de l'ouïe est, à l'inverse, engendrée par le fait de jouer sur un clavier muet.

Pour ce qui est enfin des musiciens avertis, le cerveau tend, quant à lui, à se focaliser sur des instruments bien précis. Chez le trompettiste par exemple, certaines cellules nerveuses réagiront ainsi de façon plus intense au son d'une trompette qu'à celui d'un violon.

Ces différentes observations ont finalement pour les musiciens une portée particulière : ces derniers ne s'exercent pas uniquement par une pratique assidue de leur instrument, mais également par l' écoute et l'observation des autres musiciens.

Article écrit le 2007-09-13 par Mathilde Renault, mathilde.renault@diplomatie.gouv.fr
Source: BE Allemagne numéro 352 (12/09/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50919.htm Accéder à la source

Mots clés: Jouer musique jouer cerveau


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En savoir plus

- Prof. Dr. Eckart Altenmüller - Institut de physiologie de la musique et de médecine du musicien, Ecole supérieure de Musique et de Théâtre, Hohenzollernstraße 47, D30175 Hannovre - tél : +49 511 3100 553 - email : altenmueller@hmt-hannover.de
- http://www.dgn2007.de/

Dépêche idw, communiqué de presse de l'association des sociétés scientifiques médicales - 04/09/2007