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2002-02-14
Actualité médicale

Tags: utte -  paludisme - 
Un pas supplémentaire dans la lutte contre le paludisme - Actualité médicale
Un pas supplémentaire dans la lutte contre le paludisme

Le paludisme tue une personne toutes les 12 secondes dans le monde, souvent un enfant de moins de 5 ans. L'émergence des souches pharmacorésistantes du protozoaire responsable de la majorité des infections, Plasmodium falciparum, combinée à la résistance aux pesticides des moustiques – vecteurs de la maladie – a contribué à la résurgence du paludisme. Devant l'actuelle absence de vaccin efficace et la pénurie thérapeutique, les résultats d'une équipe CNRS dirigée par Henri Vial*, directeur de recherche à l'INSERM, représentent une voie d'avenir dans le traitement du paludisme.

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Devant l'actuelle absence de vaccin efficace et la pénurie thérapeutique, les résultats d'une équipe CNRS dirigée par Henri Vial*, directeur de recherche à l'INSERM, représentent une voie d'avenir dans le traitement du paludisme. Les chercheurs proposent une nouvelle stratégie thérapeutique basée sur le blocage par un agent pharmacologique, le G25, du métabolisme de Plasmodium. Le G25 a été testé avec succès, in vitro et chez des singes. En effet, une guérison définitive des animaux infectés par Plasmodium falciparum a été observée. Ces résultats sont publiés dans Science du 15 février 2002.

L'agent du paludisme est un parasite intracellulaire du genre Plasmodium, dont quatre espèces sont pathogènes pour l'homme. Sa transmission s'effectue par la piqûre d'un insecte diptère présent dans les zones intertropicales. Aujourd'hui, selon l'estimation de l'Organisation mondiale de la santé, près de la moitié de la population mondiale vit dans 91 pays localisés dans les zones tropicales d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, exposée au risque d'infection. Si le marché mondial des antipaludiques, dominé par la chloroquine, s'évalue environ entre 100 et 200 millions US $, les alternatives thérapeutiques efficaces et accessibles au plus grand nombre demeurent rares. En l'absence d'un vaccin dont la mise au point est sans cesse différée, la chimiothérapie reste encore l'arme essentielle contre le paludisme. Le modèle développé par les chercheurs du CNRS et de l'INSERM au sein d'un laboratoire mixte avec l'Université de Montpellier 2, et en collaboration avec des scientifiques néerlandais et colombiens, fait partie de ces approches novatrices : il est basé sur l'interférence avec le métabolisme des phospholipides de Plasmodium. La prolifération de Plasmodium falciparum à l'intérieur des globules rouges s'accompagne d'une synthèse importante de phospholipides, composants essentiels des membranes du parasite : leur taux est multiplié par six au cours du cycle de ce parasite. Les études ...

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Article écrit le 2002-02-14 par Henri Vial
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Mots clés: utte paludisme


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