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Précis d'anatomie

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PARTIE ASCENDANTE DE L’AORTE ET ARC AORTIQUE

(fig. 211, 212, 213)

L’aorte, commence au niveau de l’ostium aortique du ventricule gauche, est d’abord ascendante, puis décrit une vaste courbe appelée arc aortique qui lui fait enjamber la bronche principale gauche et arrive ainsi contre le flanc gauche de la 4e vertèbre thoracique. Là elle est continuée par la partie thoracique descendante de l’aorte qui, verticale, occupe le plan le
plus reculé du médiastin postérieur.

DIRECTION

Dans un premier segment l’aorte est donc verticalement ascendante ; plus exactement elle est d’abord oblique en haut, en avant (ce qui la rend plus superficielle) et à droite (c’est pourquoi on l’ausculte dans le 2e espace intercostal droit). Puis elle se redresse pour devenir exactement verticale et atteint ainsi la ligne passant par le bord inférieur des premiers cartilages costaux.

Dans un deuxième segment l’aorte qui devient l’arc aortique est horizontale dans l’ensemble, mais nullement rectiligne : elle est concave en bas pour contourner la bronche principale gauche et elle est concave à droite pour contourner la trachée. Enfin, dans l’ensemble, elle est oblique en arrière et à gauche, faisant un angle de 30° avec le plan sagittal. C’est dans cette direction qu’on l’examine à la radiographie : les ombres superposées de sa portion ascendante et du segment initial de l’aorte descendante donnent une figure dite « en doigt de gant ».

CALIBRE

Son diamètre est de 27 millimètres à l’origine. De plus on signale trois légères dilatations constituant le sinus aortique, placé à hauteur des valvules semi-lunaires, et une dilatation, le bulbe aortique, à l’angle de ses deux portions.

EMBRYOLOGIE DES ARCS AORTIQUES (fig. 213)

La partie ascendante de l’aorte résulte de la subdivision du bulbe artériel en aorte et tronc pulmonaire par le septum aortico-pulmonaire. 2° Sa portion horizontale ou arc aortique provient du 4e arc aortique gauche. En effet, primitivement, au bulbe artériel fait suite une série d’arcs pairs et superposés au nombre de cinq. Ces arcs divergent à droite et à gauche, se recourbent en bas et fusionnent pour former deux aortes descendantes qui, plus bas, se fondent en une seule.

Le 5e arc aortique gauche, le plus inférieur, donnera le canal artériel qui, chez le foetus, ramène le sang du ventricule droit dans l’aorte, sans qu’il ait à passer par les poumons qui ne fonctionnent pas encore. Latéralement il émet deux bourgeons, ébauches des futures artères pulmonaires droite et gauche. À la naissance, l’aspiration pulmonaire fait passer le sang par ces artères ; la circulation s’arrête dans le canal artériel, qui bientôt s’oblitère pour devenir le ligament artériel. Le 5e arc droit disparaît.

Le 4e arc gauche donne l’arc aortique et le 4e arc droit l’artère sub-clavière droite. Le nerf laryngé récurrent qui passait sous ces arcs aortiques se trouve donc passer à gauche sous le ligament artériel, à droite sous l’artère sub-clavière.
Les arcs aortiques supérieurs forment le système carotidien.

RAPPORTS

La partie ascendante de l’aorte (fig. 211) est d’abord située dans le péricarde séreux où nous connaissons ses rapports avec le tronc pulmonaire. À droite, elle est séparée de la veine cave supérieure par l’orifice droit du sinus transverse du péricarde. Puis l’aorte s’échappe hors du péricarde et est environnée de l’épanouissement des ligaments voisins, articulièrement du ligament sterno-péricardique supérieur. Enfin elle s’incline en arrière pour passer au-dessous de la veine brachio-céphalique gauche, puis, plus loin, au-dessus du tronc pulmonaire droit.

La partie horizontale (fig. 212) ou arc aortique enjambe en effet l’artère pulmonaire droite, puis la bronche principale gauche ; il est donc inexact de dire qu’elle surcroise le pédicule pulmonaire gauche.

La face inférieure (fig. 211) de cette partie limite avec la bifurcation du tronc pulmonaire et le ligament artériel un espace triangulaire où nous verrons se loger le plexus cardiaque qui est donc sous l’arc aortique. De plus, en arrière, on voit le nerf laryngé récurrent gauche passer sous le ligament artériel, puis l’arc aortique.

La face droite, qui en réalité est postéro-droite, croise successivement la trachée sur laquelle elle marque une empreinte, puis des organes du médiastin postérieur. L’arc aortique occupe en effet successivement médiastin antérieur, puis médiastin postérieur, et nous décrirons ici tous ses rapports. Derrière la trachée elle va donc croiser l’oesophage et, dans l’angle
trachéo-oesophagien, monte le nerf laryngé récurrent gauche ; puis elle atteindra le conduit thoracique et le tronc sympathique thoracique, avant de se recourber le long du flanc gauche de la 4e vertèbre thoracique.

La face gauche ou, mieux, antéro-gauche de l’arc aortique répond dans l’ensemble à la paroi latérale du médiastin, c’est-à-dire à la plèvre ; mais, à cause de sa direction et aussi parce qu’en avant se fait sentir le refoulement dont la plèvre médiastinale sera l’objet plus bas de la part de l’apex du coeur, c’est seulement la moitié postérieure de l’arc aortique qui
est en contact étroit avec la plèvre. En avant il en est écarté et y passent de nombreux nerfs cardiaques et plus en avant le nerf phrénique. Quant au nerf vague il marque sensiblement la limite entre ces deux moitiés de la face gauche de l’aorte.

La face supérieure de l’arc aortique donne issue à ses trois gros rameaux collatéraux qui sont en dehors au voisinage également de la plèvre, dont les sépare seulement un instant la veine intercostale supérieure gauche.

RAMEAUX COLLATÉRAUX

1° Artères coronaires (voir p. 171).

2° Tronc brachio-céphalique (fig. 211). — Né de la face convexe de l’aorte, à l’union de sa partie verticale et de sa partie horizontale, il monte oblique en haut et en dehors, sur une longueur d’environ 3 centimètres. Dans ce trajet il passe d’abord derrière la veine brachio-céphalique gauche et les vestiges du thymus, devant la trachée, puis tend à se placer sur le flanc droit de la trachée et se rapproche en dehors de la veine brachio-céphalique droite et de la plèvre. Il bifurque, derrière l’articulation sterno-claviculaire, en artère sub-clavière et carotide commune droites. Tout le long de son trajet il est suivi par la plupart des nerfs cardiaques droits.

3° Artère carotide commune gauche (fig. 211). — Elle naît un peu en arrière de la précédente, qui la masque à l’origine, mais apparaît vite en montant en haut, en dehors et un peu en avant. Dans l’angle d’écartement des deux vaisseaux se découvre la trachée. En avant, elle est masquée par la veine brachio-céphalique gauche et par les vestiges thymiques ; en arrière, elle répond au nerf laryngé récurrent gauche et à l’artère sub-clavière gauche, en dehors au nerf vague gauche et à la plèvre.

4° Artère sub-clavière gauche (fig. 211, 212). — Elle naît de l’arc aortique au niveau de l’angle trachéo-oesophagien, monte presque verticale devant le conduit thoracique, derrière l’artère carotide commune gauche, et s’applique en dehors contre la plèvre.

5° Artères bronchiques. — Il y en a généralement deux à gauche et une à droite. Elles naissent de la face inférieure de l’arc aortique au moment où elle devient partie descendante de l’aorte, et se portent en dehors pour longer la face postérieure de la bronche principale où elles rejoignent les plexus nerveux pulmonaires venus des nerfs vagues. L’artère bronchique droite passe généralement devant l’oesophage.

© Grégoire & Oberlin - Précis d’anatomie - 11e édition - Editions EMInter
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