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Précis d'anatomie

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Organes génito-urinaires primitifs

(fig. 445 à 451)

Avant d’étudier les différents organes du petit bassin, il nous faut envisager brièvement leur embryologie qui explique bien des connexions, montre l’analogie entre les organes de l’homme et de la femme et permet par ailleurs de comprendre leurs malformations congénitales.

1° Contre la paroi abdominale postérieure, dans la fosse lombale, de chaque côté de la ligne médiane, se forment les mésonéphros. Ce sont deux organes allongés formés par une série de canalicules superposés s’ouvrant en dehors dans un canal vertical, le conduit mésonéphrotique.

En outre, en dedans de la partie supérieure du mésonéphros, apparaît une saillie verticale, la crête génitale. Enfin en dehors du mésonéphros se trouve l’extrémité supérieure du conduit para-mésonéphrotique, lequel s’ouvre par un orifice évasé dans la cavité péritonéale (fig. 449 et 451).

Au-dessous du mésonéphros, le conduit mésonéphrotique et le conduit para-mésonéphrotique descendent ensemble, d’abord verticaux, puis obliques en bas et en dedans, pour descendre dans le « petit bassin » et se rapprocher de ceux du côté opposé. Ils débouchent finalement en bas dans le sinus uro-génital.

Tous ces organes sont sous-péritonéaux et soulèvent le péritoine selon deux reliefs : le mésonéphros et, plus bas, les deux canaux soulèvent un long repli vertical, le méso urogénital ; d’autre part la crête génitale soulève en dedans un autre repli, le mésotestis ou mésovarium (fig. 448).

Enfin à l’intérieur du méso uro-génital, le mésonéphros est relié par deux ligaments : en haut au diaphragme, en bas à la région du canal inguinal, c’est le gubernaculum.

2° Dans le petit bassin, de la paroi antérieure de l’intestin terminal part une évagination creuse, l’allantoïde, qui se porte en haut et en avant vers la région ombilicale, se rétrécit et communique initialement avec les formations extra-embryonnaires (fig. 445). Il existe entre l’intestin terminal en arrière et l’allantoïde en avant un grand éperon vertical dans lequel descendent les conduits mésonéphrotiques et para-mésonéphrotiques ; et tous ces organes s’ouvrent dans un carrefour, le cloaque, séparé de l’extérieur par le bouchon cloacal qui le ferme temporairement, mais se résorbera. La partie antérieure du cloaque, où s’abouchent l’allantoïde et les canaux génitaux, s’appelle le sinus uro-génital.

On peut admettre que la présence des quatre canaux génitaux dans l’éperon séparant l’intestin de l’allantoïde subdivise cet éperon en deux « stores », selon le mot d’Ombrédanne, un « store antérieur » et un « store postérieur » (fig. 446).

Chez la femme, les deux stores s’abaissent jusqu’au bouchon cloacal ; celui-ci résorbé, trois orifices s’ouvriront à l’extérieur ; d’avant en arrière : l’orifice urinaire, l’orifice génital, l’orifice rectal.

Chez l’homme, le store antérieur ne s’abaisse point, le store postérieur descend jusqu’au bouchon cloacal : il n’y aura donc que deux orifices, l’un antérieur uro-génital, l’autre postérieur rectal.

© Grégoire & Oberlin - Précis d’anatomie - 11e édition - Editions EMInter
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