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Précis d'anatomie

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ARTÈRE UTÉRINE

L’artère utérine est un rameau viscéral moyen de l’artère iliaque interne. Elle naît de la face antérieure soit du tronc antérieur de l’artère iliaque interne, soit de l’artère pudendale interne lorsque l’artère iliaque interne se termine par trifurcation. Elle chemine d’abord contre la paroi pelvienne latérale, puis se porte en dedans, en bas et en avant, cheminant sur le muscle élévateur de l’anus, dans l’espace rétro-ligamentaire ; elle gagne ainsi la base du ligament large, la pénètre et se porte alors transversalement en dedans vers l’isthme utérin, c’est son segment paramétrial.

Ayant atteint l’isthme, l’artère se redresse, monte le long du bord utérin, comprise dans l’insertion utérine du ligament large, arrive à la corne utérine, se recourbe en dehors pour se porter horizontalement sous l’isthme du tube utérin et se terminer en irriguant les portions internes du tube utérin et de l’ovaire. Elle est longue d’environ 13 à 15 centimètres, mais très flexueuse (fig. 499 et 500).

RAPPORTS. — Dans son premier segment pariétal, l’artère repose en dehors sur le fascia du muscle obturateur interne et est recouverte en dedans par le péritoine pariétal pelvien ; de plus, à droite elle est croisée en dedans à l’origine par l’uretère ; à gauche, au contraire, l’uretère est à ce moment encore derrière l’artère iliaque interne. Enfin elle est au voisinage des noeuds lymphatiques pelviens. Elle forme la limite inférieure de la fosse ovarique, souvent avec l’artère ombilicale et l’artère obturatrice.

Dans son deuxième segment paramétrial, l’artère commence à soulever un pli péritonéal qui ira en s’élevant à mesure que l’artère se rapproche de l’utérus. Le fait essentiel ici est son croisement avec l’uretère ; c’est là un rapport capital, car dans toute hystérectomie il faut veiller, en liant l’utérine, à ne pas blesser l’uretère. Or, ce croisement se fait environ à
mi-chemin entre la paroi pelvienne latérale et le bord de l’utérus, mais il peut se faire plus près de ce dernier et il n’y a parfois qu’un centimètre entre le croisement et l’utérus. En outre, le point de croisement est au-dessus et en dehors fornix vaginal. Voici comment se fait ce croisement : l’utérine contre la paroi pelvienne est en dehors de l’uretère, puis chemine
en avant de lui ; elle se porte ensuite transversalement en dedans, alors que l’uretère continue son chemin oblique en avant et en dedans : l’artère décrit une crosse pour le surcroiser et lui devenir postéro-interne ; cette crosse est souvent flexueuse. En arrière et au-dessous du croisement passe l’artère vaginale.

Dans son troisième segment mésométrial, l’artère monte en se rapprochant progressivement du muscle utérin et donne chemin faisant de nombreuses collatérales.

En arrivant à hauteur de la corne utérine (fig. 501), l’artère croise la face postérieure du ligament rond, puis s’infléchit en dehors sous le tube utérin, en passant devant le ligament propre de l’ovaire.

RAMEAUX COLLATÉRAUX (fig. 499). — L’artère utérine n’en donne aucun avant de croiser l’uretère : 1° À ce niveau elle émet son premier rameau, urétérique qui se divise en T. Ensuite il donne des rameaux vésicaux et vaginaux et des rameaux cervicaux et marginaux.

2° Des rameaux vésicaux longent l’uretère et vont à la face postéro-inférieure de la vessie.

3° Les rameaux vaginaux irriguent la partie supérieure endopelvienne du vagin, mais descendent fort peu sur sa paroi postérieure.

4° Les rameaux cervicaux sont les artères du col : il y en a 5 à 6 superposées qui bifurquent à distance du col pour gagner ses deux faces antérieure et postérieure ; ainsi la dilatation du col au cours de l’accouchement est elle possible. Les rameaux d’un côté communiquent faiblement avec ceux du côté opposé ; la ligne médiane est pratiquement avasculaire, ce qui permet l’hémisection du col. Le premier rameau cervical est la plus important, irriguant la portion intravaginale du col.

5° Les rameaux marginaux sont les artères du corps : nés tout contre l’utérus, ils pénètrent aussitôt dans le muscle utérin et y suivent un trajet en vrille, ce qui leur fait traverser à plusieurs reprises les mailles de la couche plexiforme et assure donc leur hémostase spontanée lorsque le muscle utérin revient sur lui-même après la délivrance.

6° Quelques rameaux pour le ligament rond.

RAMEAUX TERMINAUX. — Il y en a quatre :

1° artère du fond de l’utérus, qui prend une grande importance pendant la grossesse, car le fond est la région habituelle de l’insertion placentaire ;

2° rameau tubaire médial qui longe l’isthme jusqu’au pavillon au niveau duquel il s’anastomose avec le rameau tubaire latéral venu de l’artère ovarique ;

3° rameau ovarique médial qui longe le ligament propre de l’ovaire et s’anastomose avec le rameau ovarique latéral venu de l’artère ovarique ;

4° anastomose sous-ovarique qui s’unit à plein canal au rameau semblable de l’artère ovarique.

ANASTOMOSES. — Les deux artères utérines sont anastomosées, mais faiblement sur la ligne médiane.

Elles s’anastomosent en outre avec le système des artères vésicales, l’artère vaginale, l’artère du ligament rond venue de l’artère crémastérique et avec l’artère ovarique.


© Grégoire & Oberlin - Précis d’anatomie - 11e édition - Editions EMInter
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