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Précis d'anatomie

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Veine jugulaire interne

(fig. 534)

LIMITES. TRAJET. — La veine jugulaire interne est la plus grosse veine du cou. Elle commence sous la base du crâne, dans le compartiment latéral du foramen jugulaire, où elle fait suite au sinus sigmoïde, le plus important collecteur du sang veineux intra-crânien. Puis elle descend, sensiblement parallèle à l’artère carotide interne, puis à la carotide commune, donc oblique, en bas, en dedans et en avant. Elle se termine derrière l’extrémité médiale de la clavicule en fusionnant avec la veine sub-clavière pour constituer le confluent veineux sub-clavier, origine de la veine brachio-céphalique.

Longue de 12 à 15 centimètres, elle est plus volumineuse à droite qu’à gauche, à cause de la prédominance du sinus sigmoïde droit, et présente trois dilatations : l’une à l’origine, constituant le bulbe supérieur de la veine jugulaire, la deuxième à l’abouchement du tronc thyro-linguo-facial et la troisième, ou bulbe inférieur de la veine jugulaire, à son extrémité
inférieure.

SITUATION. — Très semblable à celle de l’artère carotide interne puis commune, mais plus latérale, et au moins à l’extrémité inférieure, un peu plus antérieure qu’elle. Aussi, dans la région rétro-stylienne, chemine-t-elle derrière le fascia stylo-digastrique, donc en dehors et en arrière du processus styloïde et très près du muscle sterno-cléido-mastoïdien. D’autre
part, au cou, elle se dégage du lobe latéral de la glande thyroïde et apparaît en dehors et en arrière d’elle. Mais ici encore elle est masquée par le muscle sterno-cléido-mastoïdien. Ce muscle la recouvre donc de bout en bout et n’en est séparé que par le muscle digastrique en haut, le muscle omo-hyoïdien plus bas. La fusion des plans aponévrotiques de recouvrement
et du paquet vasculaire est complétée dans certains cas pathologiques : en dehors de la veine, entre elle et le muscle est disposée en effet une longue chaîne lymphatique fréquemment enflammée : c’est encore elle qui est atteinte dans les cancers bucco-pharyngés, en particulier les cancers linguaux. L’adhérence des noeuds lymphatiques à la veine est telle qu’on a recommandé dans certains cas d’enlever en bloc muscle, noeuds lymphatiques et veine, plutôt que d’être exposé à ouvrir accidentellement la veine jugulaire ; c’est ce qu’on appelle un curage cervical radical.

RAPPORTS (fig. 535). — La veine jugulaire interne descend donc en dehors l’artère carotide, d’abord un peu postérieure à elle et, en bas, antérieure. Avant de se terminer, elle passe devant l’origine de l’artère sub-clavière. Le paquet vasculo-nerveux est complété par le nerf vague qui descend dans l’angle postérieur d’union des deux vaisseaux. Le tronc sympathique est derrière le paquet vasculo-nerveux, dans sa gaine propre, et le pôle inférieur du ganglion cervical supérieur est derrière la veine jugulaire interne.

Dans la région rétro-stylienne, la veine jugulaire interne est encore en rapport intime avec le nerf accessoire.

Au cou, elle est longée par la racine supérieure de l’anse cervicale, laquelle est passée entre veine et artères.

COLLATÉRALES (fig. 536). — La veine jugulaire interne reçoit trois groupes importants de collatérales, qui causent les trois dilatations qu’elle présente. Il faut y ajouter une veine isolée, la veine thyroïdienne moyenne.

Sous la base du crâne :

1. le sinus pétreux inférieur, sorti du crâne par le compartiment médial du foramen jugulaire ;

2. le sinus pétro-occipital, né au-dessous du foramen jugulaire, et ayant longé la suture pétro-basilaire ;

3. le sinus carotidien interne, entourant l’artère carotide interne dans sa traversée de la partie pétreuse du temporal.

Ces trois sinus amènent encore à la veine jugulaire interne du sang veineux de l’endocrâne.

En général, le sinus pétreux inférieur reçoit les deux autres. Il s’y ajoute encore :

4. les veines du plexus du canal de l’hypoglosse ;

5. les veines pharyngiennes.

À hauteur de l’os hyoïde :

6. le tronc thyro-linguo-facial que nous étudierons un peu plus loin.

Vers la cinquième vertèbre cervicale :

7. les veines thyroïdiennes moyennes qui, venues du lobe latéral de la glande thyroïde, croisent transversalement la face antérieure de l’artère carotide commune.

Près du « confluent de Pirogoff », il existe encore une arrivée importante de collatérales.

Si certaines vont souvent se jeter plutôt dans la portion terminale de la veine sub-clavière, nous préférons les grouper ici en un faisceau de veines tributaires du confluent veineux sub-clavier. Ce sont :

8. la veine jugulaire postérieure, homologue de l’artère cervicale profonde et qui passe souvent caudalement par rapport à l’artère sub-clavière ;

9. la veine jugulaire externe ;

10. la veine jugulaire antérieure.

Ces deux dernières veines sont homologues du système artériel carotide externe et décrites avec lui.

ANASTOMOSES. — La veine jugulaire interne est très richement anastomosée :

– avec celle du côté opposé ;

– avec les autres veines jugulaires, jugulaire antérieure par la veine faciale, jugulaire externe à hauteur de la glande parotide, au niveau des veines thyroïdiennes et sous la base du crâne, jugulaire postérieure par une anastomose sub-occipitale ;

– avec d’autres systèmes veineux, veines intra-crâniennes, veines rachidiennes, veine vertébrale, veine brachio-céphalique.

Sauf cette dernière anastomose, on peut dire que l’ensemble de ces anastomoses concourt à assurer la rapidité de l’évacuation du sang veineux intracrânien.

LIGATURES. — On peut lier une veine jugulaire interne sans inconvénient, mais on ne peut lier les deux.

© Grégoire & Oberlin - Précis d’anatomie - 11e édition - Editions EMInter
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