Publicité
Accueil > Dictionnaires > > Précis d'anatomie 11e édition > PARTIE CERVICALE DU TRONC SYMPATHIQUE
Mon Compte




Publicité

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Librairie


Application

Dernière Parution


Partenaires
Publicité
Précis d'anatomie

Publicité

PARTIE CERVICALE DU TRONC SYMPATHIQUE

(fig. 597 à 603)

La partie cervicale du tronc sympathique est la portion supérieure du système nerveux sympathique. Il en présente la morphologie générale, c’est-à-dire qu’il est disposé verticalement de chaque côté de la colonne vertébrale et est constitué par deux ou trois ganglions réunis par des rameaux interganglionnaires. La métamérisation du sympathique, qu’on retrouve
dans les autres segments du corps, a donc subi ici une modification évolutive. Des ganglions se sont condensés en un seul, et on s’en rend compte par l’étude des rameaux communicants. Normalement, dans chaque métamère, existe un ganglion sympathique, réuni d’une part aux ganglions sus et sous-jacents par un rameau interganglionnaire, d’autre part au nerf spinal correspondant par deux rameaux communicants. Au cou il existe un ganglion cervical supérieur, condensation habituellement de trois ganglions, un ganglion cervical moyen, inconstant, et un ganglion cervical inférieur, condensation de quatre ganglions. La partie cervicale du tronc sympathique se continue en bas avec la partie thoracique ; en haut, il envoie des collatérales
intra-crâniennes dont l’ensemble est appelé sympathique intra-crânien.

SITUATION

Le tronc sympathique est pré-vertébral, vertical ou mieux légèrement oblique en bas et en dehors (fig. 597). En arrière, il est devant le muscle droit antérieur de la tête en haut, devant le muscle long du cou en bas. En avant, de même, il est rétro-carotidien en haut et plutôt rétro-jugulaire en bas. Il est compris dans une gaine propre. Celle-ci adhère, sous la base du crâne, à la gaine vasculaire ; à la base du cou, au contraire, elle en est éloignée et adhère au plan prévertébral. De plus, tout le long de son trajet, le tronc sympathique envoie de nombreuses fibres aux viscères. Ainsi conçoit-on que les lames sagittales qui relient les angles postéro-latéraux du pharynx et de l’oesophage au plan prévertébral soient en somme
constituées par la gaine du tronc sympathique.

DESCRIPTION ET RAPPORTS

Nous étudierons successivement chacun des trois ganglions. Le ganglion cervical supérieur (fig. 599) est volumineux, allongé verticalement, pouvant s’étendre de la bifurcation de la carotide commune à 1,5 cm au-dessous de la base du crâne. Compris dans la région rétro-stylienne, il est plaqué derrière le paquet vasculo-nerveux du cou : légèrement oblique en bas et en dehors, il est d’abord derrière l’artère carotide interne, puis derrière le nerf vague, répondant au pôle inférieur du ganglion inférieur d’où naît le nerf laryngé supérieur, enfin derrière la veine jugulaire interne. La face postérieure
répond au plan pré-vertébral et au plexus cervical. Le nerf hypoglosse passe derrière lui, puis contourne son bord latéral pour se porter en avant.

Le ganglion cervical moyen (fig. 600) est inconstant. Lorsqu’il existe, il répond au tubercule carotidien et est croisé par l’artère thyroïdienne inférieure. Souvent celle-ci traverse une boucle du rameau interganglionnaire du tronc sympathique (ou « anse de Drobnick »), boucle qui se trouve à un niveau un peu variable par rapport au ganglion. Celui-ci répond encore, en avant, à la face postérieure du lobe latéral de la glande thyroïde et, en dedans, au nerf laryngé inférieur.

Le ganglion cervical inférieur (fig. 601) constitue une masse volumineuse, parfois d’aspect étoilé, occupant la fossette supra et rétro-pleurale. Celle-ci est une cavité située devant le col des deux premières côtes, derrière la cupule pleurale. Elle est fermée en avant et en dehors par les éléments fibreux de l’appareil suspenseur de la plèvre. Dans cette fossette,
le ganglion s’appuie en arrière sur la première côte et plaque contre elle le 8e nerf cervical. Un peu plus bas monte le premier nerf thoracique. En avant de lui passent les vaisseaux vertébraux, en dehors le tronc costo-cervical et la veine jugulaire postérieure, en dedans enfin, mais seulement du côté gauche, émerge le conduit thoracique. Enfin, le rameau interganglionnaire du tronc sympathique unissant le ganglion cervical moyen à l’inférieur est dédoublé : une partie de ses fibres est directe, l’autre passe en avant, puis au-dessous de l’artère sub-clavière, avant d’atteindre le ganglion cervical inférieur.

L’ensemble forme l’anse sub-clavière ou « anse de Vieussens » (fig. 598). Cette anse est en rapport intime avec l’artère vertébrale.

RAMEAUX COLLATÉRAUX

Comme leur origine aux dépens de tel ou tel ganglion est assez variable, nous les diviserons simplement en trois groupes : rameaux crâniens, viscéraux et anastomiques.

Rameaux crâniens (fig. 602). — Leur ensemble forme le nerf carotidien interne qui, né du pôle supérieur du ganglion supérieur, monte derrière l’artère carotide interne et l’accompagne dans sa traversée pétreuse. À son entrée dans la partie pétreuse de l’os temporal, le nerf carotidien interne s’est divisé en deux rameaux : l’un forme autour de la partie pétreuse
de l’artère le plexus carotidien interne, lequel donne des rameaux anastomotiques pour les nerfs pétreux, et la racine sympathique du ganglion ptérygo-palatin, annexé au nerf maxillaire, l’autre suit l’artère carotide interne jusqu’au sinus caverneux et y forme un plexus caverneux qui donne des branches anastomotiques pour le ganglion trigéminal (anastomose
importante au point de vue physiologique) pour les nerfs moteurs de l’oeil, ainsi que la racine sympathique du ganglion ciliaire. Enfin le nerf carotidien interne fournit des filets vasculaires qui entourent tous les rameaux collatéraux et terminaux de l’artère carotide interne.

Tous ces nerfs représentent les nerfs vaso-moteurs de l’intérieur du crâne, de l’oeil et des parties molles de l’orbite.

Rameaux viscéraux. — Ils sont fort nombreux :

1. Nombreux filets pour le pharynx, l’oesophage, le larynx, la trachée et la glande thyroïde.

2. Filets vasculaires. — Ils forment plexus autour de l’artère sub-clavière et de toutes ses collatérales, en particulier l’artère vertébrale (pour le crâne) et l’artère thyroïdienne inférieure (pour la glande thyroïde), et autour des artères carotides et leurs branches, en particulier l’artère méningée moyenne (racine sympathique du ganglion otique annexé au nerf mandibulaire) et l’artère thyroïdienne supérieure (pour la glande thyroïde).

3. Nerfs cardiaques. — Il y en a trois groupes, supérieurs, moyens et inférieurs, naissant respectivement de chacun des ganglions. Ils s’accolent ensuite aux carotides et les longent pour parvenir au plexus cardiaque. Les nerfs sont inclus dans la partie postérieure de la gaine artérielle propre, d’où la nécessité d’une dénudation soigneuse lors d’une ligature.


Rameaux anastomotiques. — 1. Avec les quatre nerfs crâniens de la région rétro-stylienne. Leur ensemble forme le nerf jugulaire né du ganglion supérieur, et qui envoie quelques filets méningés à travers le foramen jugulaire. 2. Avec les nerfs spinaux : ce sont les rameaux communicants (fig. 603), deux en moyenne par étage. Il y en a trois paires pour le ganglion supérieur, une pour le moyen et quatre ou cinq pour l’inférieur. Ce dernier reçoit en particulier les rameaux des 4e, 5e, 6e et 7e nerfs cervicaux sous forme d’un tronc nerveux le nerf vertébral (dit « de François Franck »), qui descend près de l’artère vertébrale, par les foramens des processus transverses, et apporte au ganglion des fibres cardiaques accélératrices. Le ganglion, d’autre part, reçoit directement des rameaux communicants des 8e nerf cervical et 1er nerf thoracique. 3. Avec le nerf laryngé supérieur et le nerf laryngé inférieur, et parfois le nerf phrénique.

© Grégoire & Oberlin - Précis d’anatomie - 11e édition - Editions EMInter
Source:


Publicité

En savoir plus

Cela pourrait aussi vous intéresser...
Chargement en cours ...