Publicité
Accueil > Dictionnaires > > Précis d'anatomie 11e édition > STRUCTURE DES PAUPIÈRES
Mon Compte




Publicité

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Librairie


Application

Dernière Parution


Partenaires


Publicité
Précis d'anatomie

Publicité

STRUCTURE DES PAUPIÈRES

Entre la peau, qui en forme la paroi antérieure, et la tunique conjonctive, qui en forme la paroi postérieure, les paupières présentent à étudier d’une part un appareil fibro-élastique composé des tarses des paupières et du septum orbitaire, complété par les muscles tarsaux, et d’autre part le muscle orbiculaire de l’oeil.

1° Appareil fibro-élastique

a) Tarses des paupières (fig. 114). — Ce sont deux épaisses lames fibreuses, convexes en avant, occupant la partie tarsale des paupières jusqu’au bord libre. Le tarse supérieur est en croissant convexe en haut, mesurant 1 centimètre de hauteur à sa partie moyenne. Le tarse inférieur est un rectangle haut de 5 millimètres.

Les extrémités correspondantes des tarses sont unies par les ligaments palpébraux. Le ligament palpébral latéral va horizontalement en dehors au bord de l’orbite un peu au-dessous de la suture fronto-zygomatique. Le ligament palpébral médial comprend deux faisceaux allant aux deux lèvres du sillon lacrymal. Le faisceau antérieur est aussi dénommé tendon direct et le faisceau postérieur tendon réfléchi du muscle orbiculaire de l’oeil.

Les tarses contiennent dans leur épaisseur les glandes tarsales.

b) Le septum orbitaire (fig. 114) est formé des deux ligaments larges supérieur et inférieur unissant chaque tarse et les ligaments palpébraux à la partie correspondante du bord orbitaire. En dedans, le septum se fixe à la crête lacrymale postérieure de l’os lacrymal.

En plus, il faut noter que le bord supérieur du ligament large supérieur est percé de plusieurs orifices pour le passage de vaisseaux et nerfs, et que, son bord inférieur dans sa partie moyenne est refoulé jusque vers la peau par le muscle élévateur de la paupière supérieure qui, contournant le bord supérieur du tarse, va à la face antérieure de celui-ci.

c) Les muscles des paupières sont des muscles lisses à fibres disposées verticalement. Le muscle tarsal supérieur (fig. 113) va de la face profonde du tendon du muscle élévateur de la paupière supérieure au bord supérieur du tarse. Le muscle tarsal inférieur double l’expansion palpébrale du muscle droit inférieur.

2° Muscle orbiculaire de l’oeil (fig. 113, 115)

C’est un grand muscle peaucier plat à fibres concentriques à la fente palpébrale. Il comprend deux parties principales, l’une orbitaire, l’autre palpébrale, et une partie accessoire, lacrymale ou « muscle de Horner ».

a) Partie orbitaire. — C’est une ellipse interrompue par ses insertions à l’angle médial de l’oeil. Ses fibres naissent en effet sur le faisceau antérieur du ligament palpébral médial (ou tendon direct du muscle orbiculaire) et sur le bord de l’orbite, depuis ce ligament jusqu’à l’incisure supra-orbitaire. De là naissent des fibres charnues qui, décrivant une ellipse, reviennent se terminer sur le bord inférieur du ligament palpébral médial et la partie sous-jacente du bord orbitaire. Chemin faisant, ces fibres sont assez adhérentes à la peau qui les recouvre.

b). Partie palpébrale. — Elle est composée de fibres allant, dans chaque paupière, d’un ligament palpébral à l’autre en décrivant des courbes à concavité regardant la fente palpébrale.

c) Partie lacrymale. — Ce petit muscle double la face postérieure du tendon réfléchi de l’orbiculaire et va de la crête lacrymale postérieure aux deux canalicules lacrymaux supérieur et inférieur.

ACTION DU MUSCLE ORBICULAIRE. — Il ferme l’orifice palpébral et facilite l’écoulement des larmes.

3° Tunique conjonctive (fig. 113)

C’est une membrane muqueuse transparente. Elle commence au bord libre des paupières et en forme d’abord la face postérieure, tapissant le tarse auquel elle adhère, puis les muscles des paupières dont la sépare un tissu cellulaire lâche qui lui permet de se plisser aisément.

Puis, des paupières, la conjonctive se réfléchit sur le bulbe de l’oeil en formant le fornix conjonctival.

La profondeur du fornix varie selon les points de sa circonférence que l’on considère.

La distance qui le sépare de la cornée varie de 8 à 15 millimètres. Puis la tunique conjonctive tapisse la sclère, séparée de la vaginale du bulbe par du tissu cellulaire lâche, commence à adhérer à la partie tout antérieure de la vaginale du bulbe, et enfin adhère à la cornée qu’elle tapisse entièrement. Donc, sauf derrière le tarse et devant la cornée, la tunique conjonctive est très mobile et se plisse et se déplisse aisément. Dans l’angle médial de l’oeil, la tunique conjonctive forme un repli vertical, falciforme, à bord libre externe, concave ; ce pli semi-lunaire est un vestige d’une troisième paupière. En
dedans du repli se trouve la caroncule lacrymale, saillie rosée située un peu en retrait sur les paupières, mais que l’on doit leur rattacher.

© Grégoire & Oberlin - Précis d’anatomie - 11e édition - Editions EMInter
Source:


Publicité

En savoir plus

Cela pourrait aussi vous intéresser...
Chargement en cours ...