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Précis d'anatomie

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ATRIUM DE LA CAISSE DU TYMPAN

Paroi externe ou tympanique

Elle est essentiellement formée par la membrane du tympan enchâssée dans un relief osseux ou sillon tympanique, au niveau duquel la membrane s’épaissit en un bourrelet annulaire.

La membrane tympanique (fig. 136, 141) est une mince membrane fibreuse, élastique, interposée au méat acoustique externe et à la caisse du tympan. À peu près circulaire, elle a 1 centimètre de diamètre.

DIRECTION. — Elle est importante à connaître : presque horizontale chez l’enfant, la membrane tympanique se redresse ensuite progressivement pour être inclinée à 45° chez l’adulte, regardant en dehors, en bas et en avant.

Le sillon tympanique, dans lequel elle s’enchâsse, est interrompu dans son quart supérieur par le segment de Rivinus. En réalité, le segment de Rivinus répond à la partie squameuse du temporal et le sillon au bord de l’anneau tympanique. Des deux extrémités, ou malléoles du sillon, partent deux ligaments allant au processus latéral du malleus et constituant les plis malléaires. Ceux-ci séparent la vraie membrane du tympan, bien tendue, qui est au-dessous, d’une membrane mal tendue, faible, située au-dessus et nommée la partie flaccide. Seule la membrane tympanique répond à l’atrium de la caisse du tympan, la partie flaccide répond au récessus épitympanique.

FACE EXTERNE (fig. 136 a). — Examinée à l’otoscope, elle est chez le vivant gris-perle, brillante, presque transparente. Elle est concave avec un centre déprimé, l’ombilic. De ce point part une ligne blanche oblique en haut et en avant, répondant au manche du malleus inclus dans l’épaisseur de la partie flaccide. Cette ligne aboutit à une petite saillie marquée par le processus latéral du malleus.

En prolongeant la ligne du manche du malleus et en traçant sa perpendiculaire par l’ombilic, on délimite sur le tympan quatre quadrants :

Dans le quadrant antéro-inférieur, l’éclairage frontal de l’examinateur détermine, lorsque la muqueuse est saine, un reflet, appelé cône lumineux de Politzer.

Dans le quadrant postéro-supérieur, on peut parfois apercevoir par transparence le crus long de l’incus. La corde du tympan répond aux plis malléaires dans l’épaisseur desquels elle est contenue.

Au quadrant postéro-inférieur répond la saillie du promontoire. C’est à son niveau que se pratique la paracentèse du tympan.

FACE INTERNE (fig. 136 b). — Inversement conformée, on y voit mieux le manche du malleus. La partie flaccide apparaît déprimée, excavée par une fossette dite récessus supérieur de la membrane du tympan ou poche de Prussak, Au-dessous d’elle, les plis malléaires, auxquels s’ajoutent, comme nous le verrons, la corde du tympan et le processus antérieur du malleus avec son ligament antérieur, forment, une fois tapissés de muqueuse, deux saillies surplombant le tympan et formant ainsi le toit de deux petites excavations, les récessus postérieurs de la membrane du tympan ou poches de Trötsch.

STRUCTURE. — La membrane tympanique est composé d’une membrane fibreuse à fibres, les unes radiées, les autres circulaires, et tapissée en dedans par la muqueuse de la caisse et en dehors par la peau du méat acoustique externe.

Paroi interne ou labyrinthique (fig. 135)

Elle répond à la paroi externe de l’oreille interne ou labyrinthe osseux. En réalité, il faut bien s’entendre sur les mots : le labyrinthe osseux, la caisse du tympan sont des cavités creusées dans l’épaisseur du temporal et dont les parois n’ont, par conséquent, en général pas d’individualité, ne représentent pas des cloisons à deux faces. Il n’y a précisément d’exception qu’ici, pour la paroi interne de la caisse qui est représentée par une lamelle osseuse la séparant des cavités labyrinthiques.

Mais la caisse est plus haute que le labyrinthe et elle le déborde en haut et surtout en bas.

D’autre part, dans le sens antéro-postérieur, elle répond surtout au vestibule et moins à la cochlée.

Lorsqu’on regarde la paroi interne de la caisse sur un os sec et dépourvu de la chaîne des osselets, on remarque tout de suite une saillie à peu près transversale, ayant l’aspect d’un bourrelet osseux, c’est la proéminence du canal facial, creusée du canal facial, pour le nerf. Cette saillie n’occupe que les trois quarts postérieurs de la caisse du tympan. Dans le quart antérieur, une autre saillie est visible, lamelle osseuse étroite recourbée en dehors vers la cavité de la caisse du tympan, c’est le processus cochléariforme, continuation du canal du muscle tenseur du tympan. Canal facial et processus cochléariforme forment sur la paroi interne de la caisse du tympan la limite entre récessus épitympanique et atrium de la caisse du tympan.

Au centre de la paroi interne de l’atrium de la caisse du tympan, une saillie, le promontoire, répond au début de la rampe tympanique de la cochlée.

Au-dessus du promontoire, au fond d’une dépression ou fossette de la fenêtre du vestibule, s’ouvre la fenêtre du vestibule qui conduit dans la cavité vestibulaire. Elle est, à l’état normal, fermée par la base du stapes. Cette fenêtre du vestibule est surplombée par le début du relief du canal facial. Or, là, il y a souvent des déhiscences osseuses qui font que le nerf
facial est sous-muqueux. Aussi faut-il prendre garde, lorsqu’on curette la caisse du tympan pour une vieille otite chronique, à ne pas faire d’échappée vers le haut en sortant de la fossette de la fenêtre du vestibule.

En arrière et en dessous du promontoire, la fossette de la fenêtre de la cochlée qui conduit dans la rampe tympanique de la cochlée. À l’état frais, cette fenêtre est fermée par la membrane tympanique secondaire.

Enfin, juste derrière le promontoire, une excavation est dite sinus du tympan par son voisinage avec l’éminence pyramidale que nous trouverons sur la paroi postérieure de la caisse du tympan.

Paroi postérieure ou mastoïdienne (fig. 137)

Le massif osseux du facial se recourbe, comme le nerf lui-même, pour devenir vertical et passer derrière la caisse. On trouve ainsi sur la paroi postérieure de celle-ci une lame osseuse en saillie, protégeant le nerf, c’est la lame arquée pré-mastoïdienne. Mais le nerf est légèrement oblique en bas et en dehors, alors que la caisse est oblique en bas et en dedans, aussi quitte-t-il assez vite la paroi postérieure de la caisse pour croiser le plan de la membrane tympanique.

Sur la lame arquée s’implante la base de l’éminence pyramidale, relief osseux qui pointe en haut, en dedans et en avant, et dont le sommet tronqué forme poulie de réflexion pour le tendon du muscle stapédien qu’elle loge.

En dehors de l’éminence pyramidale, l’orifice d’entrée de la corde du tympan qui débouche du canalicule de la corde du tympan.
Au-dessous de l’éminence pyramidale un soulèvement marque l’insertion du processus styloïde sur la partie pétreuse du temporal, appelée « éminence styloïde de Politzer ». Or, tout autour de l’éminence pyramidale, des cavités de nombre, de situation et d’importance variables creusent l’os : de ces cellules péri-pyramidales nous avons signalé la plus importante,
la cavité sous-pyramidale.

Paroi inférieure ou jugulaire (fig. 137 a)

C’est le plancher de la caisse, répondant au récessus hypotympanique. Cette paroi, inégale, répond à la fosse jugulaire et au bulbe supérieur de la veine jugulaire interne.

Lorsqu’elle est mince (surtout à droite où la jugulaire est plus volumineuse), il peut y avoir propagation à la veine de l’infection de la caisse. Ceci peut être facilité par deux dispositions anatomiques : il peut exister un groupe de cellules mastoïdiennes s’avançant jusque-là ; d’autre part, la paroi est traversée par des veines venues de la muqueuse de la caisse et tributaires de la jugulaire.

Dans l’angle de cette paroi interne, un orifice livre passage au nerf tympanique qui va ensuite s’épanouir en ses six rameaux sur le promontoire.

Paroi antérieure ou tubo-carotidienne (fig. 137 b)

Dans sa moitié inférieure, elle répond au segment vertical du canal carotidien. Elle est traversée d’un canal pour le nerf carotico-tympanique que le nerf tympanique envoie au plexus sympathique de la carotide interne.

Dans sa moitié supérieure, elle répond à l’infundibulum tubaire. Cet infundibulum est limité en haut par le processus cochléariforme.

Paroi supérieure

Plafond de l’atrium de la caisse du tympan et plancher du récessus épitympanique, elle est formée par la partie moyenne de la chaîne des osselets de l’ouïe avec ses dépendances ses replis muqueux. Pour la bien comprendre, nous étudierons maintenant la chaîne des osselets de l’ouïe complètement.

© Grégoire & Oberlin - Précis d’anatomie - 11e édition - Editions EMInter
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