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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Névrose obsessionnelle

La névrose obsessionnelle, catégorie psychopathologique de la psychanalyse, est une névrose caractérisée par exemple par la rigidité de ses mécanismes de défense. Les névroses n'apparaissant plus dans le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) il a été remplacé en psychiatrie par le trouble obsessionnel compulsif (TOC).

Symptômes obsessionnels

La névrose obsessionnelle exprime des formations névrotiques mais normales, comme le rêve, des symptômes présents dans d'autres névroses, comme l'isolation, le déplacement, la condensation, la dénégation, mais aussi des symptômes qui lui sont propres, comme la formation réactionnelle et l'annulation rétroactive.

Isolation et Déplacement

L'affect, représentant-représentation, délégation psychique d'une pulsion est séparée de la représentation à laquelle il était jusque là lié. L'affect isolé peut conduire à de l'angoisse. Il peut aussi être déplacé sur une autre représentation auparavant anodine, ce qui provoquera la formation d'une obsession semblant totalement injustifiée.

Condensation

Plusieurs éléments latents, provenant à la fois de l'inconscient, vont être à l'origine d'une même représentation consciente. Le symptôme en particulier, est surdéterminé (et l'interprétation devra considérer plusieurs registres).

Dénégation

La dénégation se comprend comme l'art, subtil, d'offrir la vérité tout en la niant. Le névrosé présente son inconscient comme ce qui est faux, mais il le présente néanmoins. Freud expose le cas suivant : un patient lui dit qu'il a rêvé d'une femme. Freud lui demande donc de quelle femme a t-il rêvé. Ce à quoi le patient répond "je ne sais pas, tout ce que je sais, c'est que ce n'est pas ma mère".

Traits de caractère

Si la névrose de caractère n'est pas le sujet de cet article, Freud reconnaît néanmoins des traits de caractère propres au névrosé obsessionnel :

- Avarice (selon l'équation inconsciente argent = fécès)
- Entêtement
- Colère

Difficultés

La névrose obsessionnelle serait un modèle de la névrose que le psychanalyste peut traiter. Néanmoins, la psychanalyse de la névrose obsessionnelle pose des difficultés : la cure peut se rallonger, sans paraître avancer ; certains névrosés présentent peu de matériel, développent un transfert hostile, etc.

Névrose obsessionnelle et psychiatrie

La catégorie des névroses apparaissait autrefois en psychiatrie, avec un sens peut-être différent de celui en psychanalyse, mais marquant l'intérêt de nombreux psychiatres pour les théories analytiques. Ce rapprochement tend à diminuer. Si le DSM est un manuel de psychopathologie psychiatrique international, cette situation se reflète néanmoins en France, bien qu'elle y soit moins marquée.

Névrose obsessionnelle et autres pathologies

Cette névrose fut reliée à d'autres pathologies. Il faut rappeler ici qu'un symptôme obsessionnel ne suffit pas à diagnostiquer une névrose obsessionnelle, et que le statut du diagnostic en psychanalyse se veut un outil de pensée plutôt qu'une méthode suffisante.

Névrose obsessionnelle et dépression

La dépression ne constitue pas une des catégories psychopathologiques de la psychanalyse, à l'opposé de la mélancolie. Elle peut donc se retrouver dans toutes les pathologies.

La dépression obsessionnelle est par excellence le deuil du père, ou d'un objet assimilé au registre paternel.

Névrose obsessionnelle et hystérie

Il y a dans la névrose obsessionnelle un noyau hystérique : les mêmes caractéristiques de bisexualité psychique, de fantasme de séduction, etc., s'y retrouvent. Mais la différence essentielle est l'appauvrissement de la vie émotionnelle, alors que l'émotion dans l'hystérie peut se voir mise au service du refoulement.

Névrose obsessionnelle et paranoïa

La névrose obsessionnelle est souvent comprise comme ultime rempart contre la psychose. La régression au stade sadique anal visant la rétention (stade servant de modèle à l'introjection) protège donc de la psychose, laquelle vise l'expulsion, la projection du mauvais à l'extérieur.

Le névrosé ne souffre pas de délire, mais il ne reconnait pas son agressivité et réagit en se rigidifiant, en œuvrant pour le bien sans reconnaïtre son ambivalence (ou : pour ne pas la reconnaître) , en s'isolant (et en défaisant des liens associatifs, liens de pensée), en adoptant des atitudes compulsives (et des réactions face à ces attitudes), etc.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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