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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Trouble de l'anxiété généralisée

Le trouble de l'anxiété généralisée est défini comme étant l'anxiété et l'inquiétude excessives concernant plusieurs situations ou événements. Il se caractérise par la présence constante d'inquiétudes difficilement contrôlables.

Description

Dans une situation donnée, la personne entretient psychologiquement plusieurs scénarios négatifs, devient hypervigilante et très vulnérable aux stresseurs environnementaux. Au niveau diagnosique, l'anxiété généralisée est caractérisée par :

- une anxiété et des inquiétudes ou des soucis excessifs survenant, de façon générale, tous les jours au cours d'une période d'environ six mois, à propos de certaines activités, (en particulier celles qui sont reliées à l'école pour les enfants) ;

- une difficulté à contrôler cette anxiété et à oublier ces soucis ;

l'anxiété et les soucis sont associés à au moins trois des six symptômes suivants :

- agitation ou sensation d'être survolté ou à bout ;

- fatigabilité ;

- difficulté de concentration ou trous de mémoire ;

- irritabilité ;

- tension musculaire ;

- perturbation du sommeil et, en particulier, difficulté d'endormissement et/ou réveils nocturnes ; (dûs à des idées noires qui agiraient inconciemment lors du sommeil)

- spasmes et douleurs au ventre pouvant parfois être très violents et récurrents ;

- perturbation de l'alimentation, due notemment aux maux de ventre et spasmes, pouvant (rarement) entraîner une déshydratation ;

- épuisement et fébrilité (si les troubles durent) laissant le champ libre à des maladies opportunistes telles que le rhume ou les états grippaux par exemple ;

- pour porter ce diagnostic, il faut s'assurer que cette anxiété n'est pas liée à un autre trouble anxieux et qu'elle entraîne une souffrance significative ou une altération du fonctionnement social (ou scolaire pour l'enfant).

Définition

La névrose d'angoisse est une affection psychiatrique de la famille des névroses, statistiquement plus fréquente chez la femme et chez les jeunes adultes, elle se caractérise par des manifestations physiques paroxystiques sur fond d'anxiété permanente. Les aspects psychologiques ou leurs équivalents somatiques sont nombreux et variés.

Explication de la névrose d'angoisse selon la psychiatrie

La névrose d'angoisse est une forme de "peur généralisée sans objet" car le patient semble ne pas savoir ce qui le rend anxieux ( au contraire de la phobie ). La névrose d'angoisse relève pour la psychiatrie d'une accumulation d'excitation endogène de nature somatique et libidinal qui finit par être convertie en tension psychique produisant l'attente anxieuse. La pulsion semble ne trouver aucune voie de satisfaction. Or la confrontation à l'impossibilité de décharges de l'excitation somatique peut entrainer une situation où le sujet n'a plus aucune solution et se retrouve face à un" mur infranchissable", mur retrouvé dans la paralysie affectant le phobique dont la peur n'est pas, à l'inverse de l'angoissé, sans objet.

Par conséquent, le trouble anxieux généralisé (irritabilité, asthénie, insomnies, attente anxieuse ) à nettement différencier du trouble panique (peur de devenir fou ou de trouver la mort sur l'instant) relève davantage de la frustration ( qu'elle soit pour la plus part du temps sexuelle ou parfois relationnelle voire comportementale )

Description générale : l'attente anxieuse et l'attaque d'angoisse

La névrose d'angoisse revêt deux aspects, l'un de fond, chronique :

l'attente anxieuse, l'autre surgissant brutalement et plus forte :

l'attaque d'angoisse. La personne qui souffre de névrose d'angoisse vit les deux.

L'attente anxieuse est le symptôme, le plus constant, le plus durable dans le temps. Elle peut être définie comme un état d'alerte et de tension, permanente et forte, une inquiétude durable sans objet défini pouvant surgir et se concrétiser pour n'importe quel prétexte. Il peut s'agir de la peur d'une mort imminente par exemple.

Pierre Janet la décrivait comme "un sentiment pénible d'attente", "une peur sans objet".

En effet, "on a peur de quelque chose, tandis que l'anxiété se rapporte à soi" (Binder).

Une personne souffrant de névrose d'angoisse présente le tableau suivant :

- Sentiment d'insécurité.

- Attente d'une menace imprécise.

- Exagération, majoration du moindre souci.

- Interrogations sur l'avenir.

- Sursaut à la moindre chose.

Le sujet a des troubles fréquents de la concentration et du mal à maintenir une activité *intellectuelle.

L'anxiété augmente au fil de la journée pour atteindre son paroxysme le soir.

L'attaque d'angoisse est , au contraire, plus rare, mais plus brutale et survient sans prévenir.

Dans ces moments là, l'angoisse est exacerbée : libre, flottante, sans objet, impression de danger imminent, de désorganisation, de déréalisation, et surtout d'impuissance et de détresse. La personne peut avoir peur de mourir ou de perdre la raison...tout de suite.

Les signes physiques sont prononcés : teint pâle, haletant, tachycardique, couverte de sueur, la personne est soit agitée, soit au contraire immobile, prostrée dans l'attente de la "catastrophe" imminente et fatale. Les symptômes sont alors : gêne respiratoire, constriction thoracique, vertiges, nausées, brouillard visuel, etc.

La crise s'arrête d'elle même au bout d'un temps variable (de quelques minutes ou plusieurs heures), peut être unique ou renouvelée, et peut s'accompagner d'une débâcle polyurique ou diarrhéique.

Les manifestations

Les équivalents somatiques sont bien plus courants que les crises d'angoisse à proprement parler. Ils peuvent revêtir de nombreuses formes. Dans cette liste, les manifestations cardio-respiratoires sont les plus fréquentes.

Manifestations cardio-vasculaires :

- Crises de palpitations
- Accès de tachycardie
- Lipothymies
- Précordialgies
- Pseudo-angor

Manifestations respiratoires :

- Dyspnée asthmatiforme
- Syndrome d'hyperventilation aboutissant à une crise tétaniforme
- Accès de toux nerveuse

Manifestations digestives :

- Barre épigastrique
- Spasmes pharyngés (boule oesophagienne)
- Spasmes gastriques
- Spasmes intestinaux
- Colite spasmodique
- Spasmes ano-rectaux (avec ténesme ou épreintes)
- Crises de hoquet
- Faim paroxystique
- Soif paroxystique

Manifestations génito-urinaires :

- Douleurs abdomino-pelviennes
- Cystalgies à urines claires
- Pollakiurie
- Crises polyuriques
- Troubles sexuels (inhibition)

Manifestations neurologiques, sensorielles ou musculaires :

- Céphalées
- Lombalgies
- Algies posturales
- Prurit
- Mouvements choréique (Crises de tremblement rappelant une véritable danse)
- Bourdonnements des oreilles
- Crises de vertige (avec sensation de dérobement des jambes ou de sentation de marche instable)

Troubles du sommeil :

- Difficultés d'endormissement
- Réveils fréquents
- Cauchemars

Thérapeutique utilisée

Il est à noter qu'il est difficile d'évaluer l'efficacité des thérapeutiques, dans la mesure où la névrose d'angoisse est très sensible à l'effet placebo et aux soutiens psychologiques (sous toutes les formes). Il n'existe pas à proprement parler de méthodes types, les traitements pouvant être associés ou non, variés dans le temps...

Crise aïgue d'angoisse Si la personne en parle à sa famille, à ses collègues, à son médecin, il doit avant tout être rassuré sur l'absence de danger vital. De plus, une chimiothérapie à base d'anxiolytiques mise en place par le médecin est souvent utile.

Le traitement de fond Il vise avant tout à prévenir toute nouvelle attaque de panique et à réduire l'anxiété, l'angoisse de fond. Il est généralement basé sur deux paramètres, associés ou non :

- Une chimiothérapie anxiolytique (avec prudence)

- Les méthodes psychothérapiques :

- Les méthodes de relaxation

- La psychothérapie de soutien (écoute de la personne/ dédramatisation)

- La psychothérapie analytique, la psychothérapie de groupe, la narco-analyse sont parfois utilisées ou conseillées.

- La méthode Vittoz peut être une grande aide.

- La Thérapie cognitivo-comportementale fait de plus en plus la preuve de son efficacité dans les troubles anxieux

L'évolution de la névrose d'angoisse

Elle est variable selon les individus, irrégulière avec des phases de rémission et d'exacerbation selon les conditions de vie de la personne.

Facteurs d'aggravation :

- Le stress;
- Le surmenage;
- L'abus d'excitants (café, stimulants...);
- La consommation de boisson alcoolisée.

Persistance des symptômes Des enquêtes (avec recul de 10 à 20 ans) ont montré :

- Une disparition complète des symptômes dans environ 10% des cas.

- Une persistance des symptômes invalidants dans environ 20% des cas.

- Des symptômes mineurs ou passagers, ne provaquant plus de handicap social, dans les 70% de cas restants.

- Consultation d'un psychiatre : Dans les faits, elle est rare. Ces derniers ne voient, en général, que les formes compliquées
:

- Décompensation dépressive
- Tentative de suicide
- Toxicomanie(s)
- Alcoolisme chronique

Le passage à des organisations névrotiques structurées : Il est fréquent et peut mener aux formes suivantes :

- Organisation phobique, plus ou moins stable
- Névrose de conversion hystérique
- Névrose hypocondriaque

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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